Est-ce avec des organisations telles que l’UIMM que l’Education Nationale doit s’engager pour modifier en profondeur le sytème éducatif ?

vendredi 29 février 2008
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L’UIMM reconnaît avoir versé 1,5 millions d’euros à Denis Gautier-Sauvagnac


[29/02/2008 19:25]

PARIS (AP) — La présidente du MEDEF Laurence Parisot a écourté vendredi ses vacances pour rentrer à Paris « prendre les décisions qui s’imposeront » après que l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM) eut confirmé avoir versé 1,5 million d’euros à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac, mis en examen dans l’affaire des retraits suspects sur les comptes de l’organisation patronale.

Ces nouvelles révélations suscitaient vendredi des réactions indignées de plusieurs partis politiques et syndicats. Le Parti socialiste a notamment demandé au gouvernement d »’annuler » l’accord conclu entre l’UIMM et Denis Gautier-Sauvagnac.

« Il faut qu’on sache s’il y a eu des erreurs, des fautes de commises à l’UIMM, et qu’ensuite les sanctions soient prises », a commenté pour sa part le Premier ministre François Fillon lors d’un déplacement à Blois. « Et naturellement, s’il doit y avoir des sanctions, j’imagine que ces questions des indemnités de départ seront revues, mais il faut d’abord que la justice se prononce ».

Dans la journée, le MEDEF a fait savoir que Laurence Parisot avait interrompu ses vacances et rentrait à Paris « pour analyser la situation et prendre les décisions qui s’imposeront » dans cette affaire.

L’hebdomadaire « Marianne » affirme dans son dernier numéro publié samedi que l’UIMM a accepté de verser 1,5 million d’euros à son ancien patron et de prendre financièrement en charge ses éventuelles condamnations pécuniaires pénales et fiscales en échange de son silence sur l’identité des bénéficiaires des retraits d’espèces des comptes de l’organisation patronale.

Dans un communiqué, l’UIMM a confirmé ce montant mais précisé s’être engagée à « assumer les seules éventuelles conséquences fiscales de cette affaire ». « DGS » est mis en examen pour « abus de confiance », « recel d’abus de confiance » et « travail dissimulé » dans le cadre de l’enquête.

Selon l’organisation, une transaction a été signée début décembre « pour mettre fin à un différent existant entre les parties ». « Dans le cadre de cette transaction, un montant de 1,5 million d’euros bruts soumis à cotisations sociales et à impôts a été versé à Denis Gautier-Sauvagnac », confirme-t-elle.

Le bureau de l’UIMM avait également décidé à l’unanimité, fin octobre 2007, de « renoncer à toute action de quelque nature qu’elle soit, comme à toute réclamation » à l’encontre de Denis Gautier-Sauvagnac et de ses collaborateurs.

« Cette transaction et la décision de compenser le cas échéant des conséquences fiscales étaient dues, non pas à une volonté de silence, mais parce que M. Gautier-Sauvagnac était mis à la retraite et que le bureau de l’UIMM renonçait à toute poursuite ou toute réclamation vis-à-vis de lui », a assuré le nouveau président de l’organisation, Frédéric Saint-Geours, sur Europe-1.

L’enquête a établi jusqu’ici que près de 20 millions d’euros ont été retirés en liquide des comptes de l’UIMM entre 2000 et 2007. Si la justice a retrouvé la trace de près de trois millions, celle des 17 restant reste inconnue.

En garde à vue, fin novembre, lors de l’enquête préliminaire, M. Gautier-Sauvagnac, avait donné une idée « globale » et « théorique » de la destination de ces fonds. « Les bénéficiaires sont les organisations participant à la vie sociale de ce pays », avait, à l’époque, précisé son avocat, Me Jean-Yves Leborgne, à l’Associated Press.

« Le Parti socialiste ne peut accepter le fruit d’une telle négociation et demande au gouvernement d’annuler cet accord », a réagi Stéphane Le Foll, directeur de cabinet de François Hollande, dans un communiqué après la confirmation de l’accord entre l’UIMM et « DGS ».

« A un moment où le gouvernement veut changer le droit des affaires à la demande du MEDEF, dont l’UIMM est membre, ce n’est pas acceptable d’avoir au sein même du MEDEF de telles transactions », estime le PS.

Côté syndical, la CGT « s’indigne et condamne de telles pratiques qui discréditent encore un peu plus le camp patronal au moment où celui-ci s’efforce d’alimenter la suspicion sur la gestion des syndicats de salariés et d’entretenir le statu-quo sur la représentativité des organisations patronales ». Dans un communiqué, le syndicat dit attendre « que toute la lumière soit faite sur l’origine et l’utilisation de la caisse noire de l’UIMM ».

Interrogé sur le chèque accordé à l’ancien patron de l’UIMM, le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a trouvé cela « pour le moins condamnable ». L’UIMM, a-t-il commenté sur France Info, « collectivement, apparemment, est prête à assumer les conséquences financières (...) de ces actes (...) C’est dire que nous sommes confrontés, non pas à des actes individuels, (mais qu’)il y a bien là une démarche collective de la première organisation patronale du MEDEF ».

La Fédération des travailleurs de la métallurgie CGT exprime pour sa part « sa profonde indignation ». AP


L’UIMM a donc officiellement remercié et primé son premier représentant durant des années, probablement pour le féliciter du sérieux et de l’efficacité de son activité ..... si particulière.


Commentaires  (fermé)

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mardi 4 mars 2008 à 14h12 - par  collectif84

PARIS (AP) — L’ex-président de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac a lancé lundi devant le bureau de l’organisation patronale qu’il était prêt à « céder à qui voudra » le chapeau qu’il porte « depuis six mois » et les « indemnités qui l’accompagnent (...) compte tenu des tombereaux d’avanies que ce chapeau » lui a valu, selon « Le Monde » daté de mercredi.

« En ce qui concerne la transaction financière qui a été signée et exécutée, elle ne rémunère pas mon silence. Dès l’éclatement de l’affaire, fin septembre 2007, j’ai dit publiquement que je ne dirais rien. Il n’y avait donc rien à acheter », a assuré M. Gautier-Sauvagnac, selon le quotidien.

L’indemnité de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM « marque seulement la double reconnaissance du travail accompli et du chapeau que je porte depuis six mois en assumant la responsabilité d’un système institutionnel centenaire dont j’ai hérité et dont j’avais engagé la réforme », a-t-il ajouté.

« Compte tenu des tombereaux d’avanies que ce chapeau m’a valu », a poursuivi M. Gautier-Sauvagnac, « je suis prêt à le céder à qui voudra avec les indemnités qui l’accompagnent »...

AP / [04/03/2008 13:15]

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mardi 4 mars 2008 à 00h12 - par  collectif84

En panne de lecture ???

Le livre qu’a écrit le p’tit gars qu’est convoqué par le juge qui enquête sur les racailles, voyous et autres délinquants de l’UIMM a l’air assez distrayant, non ?

Mais c’est vrai que je m’rappelle un truc : quand cette "affaire" est sortie, une sorte d’écran de fummée est apparu dans la presse, pour évoquer d’éventuels financements occultes des syndicats !....

Ah ? Bon ! on est tranquille, encore des s... de syndicalistes et autres grévistes......

Y fallait surtout pas évoquer un quelconque politique.

On sait déjà que les campagnes électorales présidentielles de 2002 ET de 2007 ont été marquées par .... des retraits particulièrement importants, depuis les caisses que maintenant vous connaissez ....

Mais il va falloir attendre encore un petit peu, des fois que .... éventuellement, ça puisse être soit étouffer, soit brouillé ... pourquoi pas par un nouveau divorce-reremariage ...

probablement à bientôt !

Ps : je fais de gros efforts pour ne pas être censuré .... allez, lisez cette nexs de l’AP.


UIMM : l’ancien patron des RG entendu comme témoin le 13 mars
[03/03/2008 15:09]

PARIS (AP) — L’ancien patron des Renseignements généraux Yves Bertrand sera entendu comme témoin le 13 mars prochain dans le cadre de l’enquête sur l’Union des industries des métiers de la métallurgie (UIMM), a-t-on appris lundi de source judiciaire.

Le juge d’instruction Roger Le Loir, en charge du dossier, souhaite l’entendre sur ses déclarations dans un livre publié en octobre dernier, « Je ne sais rien... mais je dirai (presque) tout », aux éditions Plon.

Yves Bertrand y écrit que des enveloppes de l’UIMM ont financé la campagne de Valéry Giscard d’Estaing pour la présidentielle de 1974. « Seuls quelques naïfs croient encore que Giscard a pu mener campagne, en 1974, avec les maigres moyens humains des Républicains indépendants », affirme-t-il. « Sa logistique, son service d’ordre, ce sont les ’petits gars’ d’Ordre nouveau qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide (...) de la fameuse UIMM ».

L’Ordre nouveau était un groupuscule d’extrême droite.

L’ancien patron de la Direction centrale des renseignements généraux (DCRG) avait été entendu en février dans le cadre de l’affaire Clearstream. AP

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