Solidaires appelle à un sommet syndical pour "riposter" aux projets Sarkozy (AFP 24.09.07 14h00)

mardi 25 septembre 2007
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L ’union syndicale Solidaires (syndicats Sud) a appelé lundi l’ensemble des syndicats à des discussions "au plus haut niveau" pour préparer une "riposte" au président Sarkozy, dont les projets risquent, selon elle, de "casser les principes de solidarité républicains".

"Les organisations syndicales doivent discuter au plus haut niveau pour analyser les attaques lancées par Nicolas Sarkozy dans ses deux discours de la semaine dernière" sur les questions sociales et la fonction publique, a expliqué la porte-parole de Solidaires, Annick Coupé, lors de la conférence de presse de rentrée de l’organisation syndicale.

Selon Mme Coupé, il est "de la responsabilité des syndicats d’organiser un front syndical pour préparer une riposte" aux projets du président Sarkozy, qui risquent de "casser les principes de solidarité et d’égalité au coeur du modèle républicain".

Parmi ces projets, la syndicaliste a cité l’application d’un "dogme libéral" à la Sécurité sociale avec les franchises médicales, la volonté de "casser le statut de la fonction publique" et "l’attaque contre les régimes spéciaux, qui dissimulent un projet d’allonger les annuités de cotisation et de baisser les pensions pour le régime général de retraite en 2008".

Mme Coupé a pointé une "tentative d’instrumentalisation" du mouvement syndical par le chef de l’Etat : M. Sarkozy "met en scène l’acceptation de ses projets en convoquant les leaders syndicaux" pour discuter de décisions prises "unilatéralement" par le pouvoir politique, a-t-elle estimé.

Les syndicats doivent éviter "l’erreur fondamentale" d’aller discuter "séparément" avec le gouvernement en espérant chacun "être le meilleur négociateur", selon elle.

L’ensemble des syndicats "se ferait avoir" en acceptant ce système proposé par un pouvoir politique qui veut "jouer de la division syndicale comme il l’a fait en 2003" lors de la réforme des retraites, a affirmé Mme Coupé.

Pour elle, les syndicats doivent "voir sur quels points ils peuvent se mettre d’accord", ce qui constituerait "un premier signe adressé aux salariés" qui sont victimes "d’une attaque sans précédent".

"Au vu des enjeux", la porte-parole de Solidaires a jugé nécessaire "une riposte interprofessionnelle" dépassant les simples "revendications sectorielles".