Premier bilan du congrès 2007 (par Pierre)

jeudi 14 juin 2007
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Congrès de SUDéduc84 2007 (première partie)

lundi 4 juin

local de Solidaires84 à Avignon

Plus de 20 personnes ont participé à cette première partie de congrés, le chorum était atteint tout au long de la journée.

Merci à Michel qui a participé avec Benoit à la préparation du super tajine que nous avons dégusté à midi.

Et nous avons eu le plaisir de la visite de Didier notre retraité néo-calédonien et d’Elodie de SUD étudiant lors de ce même repas très sympa dégusté sous les ombrages du jardin du local..

Cette journée a été très intense et productive, les idées nouvelles et les interrogations fertiles ont fusées de partout.

A tel point que le temps a passé si vite que nous n’avons pas pu aller au bout de l’ordre du jour.

En particulier nous n’avons pas élu le nouveau bureau, ni mandaté les personnes qui veulent s’engager sur des missions particulières en leur donnant les décharges nécessaires à leur mission.

Il nous faudra donc nous retrouver la semaine prochaine pour élire notre bureau et mandater chacun(e) de celles et de ceux qui sont prêt(e)s à s’occuper d’un point précis l’an prochain.

Il nous faudra aussi procéder à deux petites modifications des statuts.
Pour des raisons administratives il est bien évident que nous ne pouvons pas reporter cette élection au 30.

Le matin après la discussion sur l’ordre du jour et son adoption, nous avons fait le bilan de l’année.

Vous avez déjà reçu ce bilan. Chaque point a été discuté s’il y avait lieu, sans qu’aucune dissension sérieuse n’apparaisse, puis en fin de matinée l’ensemble a été approuvé par les congressistes.

L’après midi nous avons débattu des perspectives, des propositions, des missions à mener, des priorités pour nous. Cette discussion a été tellement riche et le temps tellement court que la deuxième partie de notre congrès le 30 juin à Coustellet est absolument nécessaire pour prendre des décisions sur bien des points.

1 Avant d’attaquer la liste des propositions (que vous avez reçue) pour l’an prochain, une discussion préalable a démarré immédiatement sur notre fonctionnement.

Il nous faut éviter de fonctionner, comme d’autres, de manière purement administrative (par exemple en commençant par le partage des fonctions et des décharges, etc).
L’activité syndicale est d’abord bénévole, correspondant à un désir et/ou une nécessité ressentis par les personnes qui s’y engagent.

C’est la politique définie dans le congrès qui doit ensuite présider au choix des missions à mener en priorité, à l’engagement d’adhérents pour remplir ces missions, et enfin à la distribution des décharges permettant de mener ces missions à bien.

Les décharges ne correspondent pas à une fonction, mais à une mission précise.

A partir des dialogues au téléphone avec les adhérent(e)s non présent(e)s au congrès et avec l’expression des participant(e)s on constate que certains regrettent la faible participation des adhérents aux AG et/ou la déconnection du bureau de la « base », sans qu’on sache dire où se trouvent la cause et la conséquence. Mais d’autres soulignent que dans l’ensemble la convivialité et l’horizontalité ont prévalues cette année dans SUDéduc84.

Quoiqu’il en soit il nous semble nécessaire de donner l’an prochain plus d’importance aux AG et de réaffirmer que le bureau n’a qu’un rôle exécutif. L’AG pourrait avoir lieu une fois par mois à date régulière. Les membres du nouveau bureau s’organiseront entre eux, mais d’autres formes de fonctionnement qu’une rencontre hebdomadaire obligatoire pour toutes et tous peuvent être trouvées.

Il y a plusieurs types de missions que l’on peut identifier.

Il y a les permanentes, celles qui assurent la continuité du syndicat, qui demandent du temps. Ce travail est très important. Et lorsqu’on a des heures de décharge pour cela, on s’aperçoit qu’on y passe bien plus de temps (deux ou trois fois plus). Les missions de ce genre ne peuvent pas être complètement bénévoles, des décharges sont nécessaires pour les assumer.

Et il y a des missions plus ponctuelles qu’il faut évaluer au cas par cas et en fonction de la dotation en heures de décharge dont nous disposerons cette année (les décharges sont données nationalement par le ministère en fonction des résultats aux élections professionnelles et ensuite réparties entre les syndicats départementaux en fonction du nombre d’adhérent(e)s).

Et même s’il nous faut rester capables de réagir face à l’actualité, nous devons aussi nous donner des axes de travail offensifs pour l’année, être capables de prendre l’initiative. Qu’au moins sur certains points, ce soit ceux qui nous imposent les régressions en cours qui soient sur la défensive.

Dans un débat rapide notre adhésion à la MAS (maison alternative et solidaire) l’année prochaine a été abordée. La situation de la MAS n’étant pas claire nous n’avons rien décidé. Une réunion des adhérents de la MAS ayant lieu le 18, Pierre doit y aller, et le 30 nous pourrons décider quelque chose.

Pour les débats qui suivent se reporter à la liste des propositions.

Point 1 Le primaire

La question a très vite été élargie aux tournées à faire dans les établissements du primaire comme du secondaire. Les propositions 1 et 2 ont donc été confondues. La question d’une campagne de syndicalisation a été également discutée à ce moment là.

Ce débat a été très foisonnant. Toutes propositions contradictoires dans la synthèse qui suit sont voulues, elles sont au cœur de ce dont nous devrons parler le 30 en vue du choix d’objectifs clairs.

Il faut poursuivre le travail d’information, car les collègues sont demandeu(se)rs.
Comme les « réformes » du nouveau gouvernement vont aller vite, il faut préparer la mobilisation nécessaire. Dès demain il faut préparer la rentrée, c’est à dire organiser un calendrier : tournée, RIS et pour cela il faut contacter les écoles et prendre des dates.

Certains pensent qu’il va falloir être très réactifs, coller à l’actualité dans le journal. On est obligé de garder une certaine souplesse, être à l’écoute des collègues et de ce qui est déjà en route du côté du gouvernement.

Et le premier pas pour se mobiliser pour résister est peut être de se syndiquer. D’où la nécessité de lancer une campagne de syndicalisation (peut être même unitaire avec les autres syndicats).

D’autres craignent qu’ainsi on soit toujours à courir après des régressions en cascade et qu’on s’épuise vite à suivre le gouvernement sur le terrain qu’il a choisi. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, rien dire. Mais notre parole ne doit pas être seulement défensive, elle doit aussi proposer, faire venir à la conscience de toutes et tous une transformation sociale possible, la possibilité d’une école émancipatrice.

Quant à une campagne de syndicalisation, la question à se poser est : pour quoi faire ?
Si on est actif, si l’objectif est bien choisi et correspond aux attentes des collègues l’exemple suffit, la syndicalisation se fera toute seule.

Que ce soit dans le primaire ou dans le secondaire l’objectif est d’informer sur ce qui se passe exactement, de multiplier les contacts, de sensibiliser les gens, de faire un travail de fond aidant à rendre possible une mobilisation.

Par exemple il est nécessaire de populariser l’idée « de mettre de l’argent de côté » en vue d’un mobilisation.

Nous devons être visible, avoir une parole et des gestes percutants, imposer nos priorités dans le débat social.

Pour cela il faut élaborer ensemble notre projet.

Bref, se battre pour gagner est bien préférable à se battre pour ne pas perdre.
Manifester pour faire avancer un projet, est-ce qu’on ose le faire ?

Nous avons des idées de solution pour améliorer l’éducation nationale, les popularisons-nous ? Les collègues entendent-ils parler clairement et explicitement de nos propositions ?

Peut-être devons-nous réfléchir chacun(e) sur ce qu’est être dans la défensive, être dans l’offensive, être dans la proposition ? Ne serait-ce que pour parler de la même chose.

D’autres d’entre nous pensent que nous sommes dans une situation politique telle qu’on n’a pas le choix. Il faut réagir.

Il est proposé donc que nos tournées annuelles soient organisées pour des buts précis à définir ensemble le 30. Comme on ne peut pas tout faire, il vaut mieux se consacrer à une question prioritaire (à décider le 30).

Ces tournées permettraient de donner le journal spécifique pour le type d’établissement visité en main propre aux collègues, ce qui a toujours plus d’impact qu’un journal abandonné sur les tables ou dans les casiers, parce que ça permet le dialogue.

Ces tournées devront être programmées à l’avance pour que n’importe quel(le) adhérent(e) puisse s’y joindre ponctuellement en fonction de ses possibilités (il faut toujours être au moins deux).

On pourrait aussi écrire un manifeste avec les propositions de SUD (du style plate forme revendicative) à placarder dans tous les établissements à la rentrée.

Il faudra aussi être une force de propositions pour les moyens d’action.

Ecrire aussi un texte clair pour prévenir les collègues de tout ce qui nous pend au nez, en disant « bougeons avant ».

Pour les personnes qui pourraient faire les tournées : Dominique fera l’an prochain en fonction de ses possibilités, Cécile est intéressée, mais n’a que peu de temps, Nicola est prête pour le primaire (qu’elle a fait cette année avec Dominique), mais aussi pour le secondaire en fonction de ses possibilités, Jean Paul se propose pour le secondaire.

2 Les assistantes sociales

Accord général du congrès pour que les action entamées soient poursuivies l’an prochain.

Chantal et Christine sont d’accord pour faire partie du bureau et doivent impérativement bénéficier de décharges pour cela, leur charge de travail au point de vue professionnel étant énorme.

3 La trésorerie

Alain ayant décidé de passer la main un accord général se fait pour que Nicola soit trésorière et Jean trésorier adjoint.

4 Informatique

Nicola s’intéresse toujours à cette question, mais il faut d’autres participants.
Donc : Appel aux adhérent(e)s !

5 Communication extérieure : articles divers et contacts avec la presse.

Si pour les articles, chacun(e) d’entre nous, les adhérent(e)s, peut à l’occasion écrire un article pour les journaux de SUD (national, académique ou encore local) sur des questions qui le concernent, nous n’avons personne pour nous occuper des relations avec les médias !
Donc : Appel aux adhérents !

6 Site web

Alain est d’accord pour continuer à faire vivre le site SUD éducation 84.
Mais nous devons nous interroger : un site c’est bien, mais pour quoi faire ? Nous n’avons pas d’orientations politiques sur ce que nous voulons faire de ce site. Nous faisons confiance à Alain, qui en fait un site très visité, mais un débat sera utile.

La même question se pose pour le site du collectif 84 des personnels de l’éducation nationale, né au moment des mouvements de 2003, que Jacques entretient. Là aussi la question du pour quoi faire mérite d’être posées, même si ça fonctionne bien. Pour ce site ce serait bien si le débat s’étendait au delà de SUD éducation.

Pour l’un comme pour l’autre notre participation (à toutes et tous) est nécessaire pour envoyer des articles, des informations, etc.

7 La boîte de réception de messagerie électronique SUD éduc 84

Encore un outil indispensable ! Mais on reçoit facilement une centaine de courriels par jour. Il est donc nécessaire de faire un tri : éliminer les spams, effacer les doublons et les messages qui ne concernent pas directement le syndicat, transférer les messages aux adhérent(e) concerné(e)s, classer les messages à conserver.

Là aussi nous avons besoin de quelqu’un ou de plusieurs personnes.
Pierre qui faisait ce travail en début d’année veut bien continuer à y participer, mais pas tout seul.

8 Permanence au local

Une permanence est une vitrine du syndicat. La personne de permanence peut utiliser le temps où il n’y a ni visite, ni appel téléphonique, pour effectuer d’autres tâches. Par exemple entretenir les fichiers (adhérents, contacts, etc) est un gros travail.
Benoit est d’accord pour y participer.

9 Participation au conseil fédéral de SUD éducation à Paris (une fois tous les un mois et demi à peu près).

Ce conseil réunit les représentants de tous les syndicats départementaux SUDéduc de France.
Toutes et tous les adhérent(e)s sont invité(e)s à y participer une fois au moins dans l’année.
A chaque conseil fédéral on envoie un habitué et un nouveau (pour qu’il puisse découvrir sans stress).
Accord général pour que ce fonctionnement soit maintenu.

10 Participation à Solidaires 84

Accord général pour continuer à participer à l’Union Syndicale Solidaires du Vaucluse qui nous permet d’agir aussi interprofessionnellement.
Florence est élue déléguée de SUDéduc84 à Solidaires 84 (une seule voix contre).

11 Journées de formation

Les formations organisées les années précédentes, même si elles étaient très intéressantes, n’ont, la plupart du temps, réuni que peu de participant(e)s.
Chaque année on devrait « sonder » les adhérent(e)s pour qu’ils(elles) puissent dire leurs besoins et ainsi organiser les formations nécessaires.

Ce serait bien que ces formations soient académiques (avec les autres SUD de l’académie).

Nous devons aussi nous appuyer sur les commissions spécifiques nationales de SUD éducation.

12 Travail avec les employés des établissements sous contrat avec l’éducation nationale

Il s’agit d’entrer en contact avec les personnes, de les écouter et de les sensibiliser. On a senti cette année une grande demande dans ce type d’établissements.
Régine veut bien entrer en contact avec ces personnes.

Le problème du caractère confessionnel de certains établissements se pose, comme au niveau national, en relation avec la question générale de la laïcité.

Cette question est importante, car, en plus, il va y avoir de plus en plus de contrats privés dans les établissements publics de l’éducation nationale.

13 Proposition de collecter et de transmettre des idées issues de débats organisés au sein de SUD éduc. (proposition de Jean)

La question du pourquoi faire a été évoquée à plusieurs reprise.
Nous suivons des logiques implicites, mais quelle est notre projet de société, de transformation sociale ?

La question du défensif ou de l’offensif a également été évoquée.
Un certain nombre de débats se présente ainsi à nous. D’autres n’ont pas été exprimés encore, d’autres surgiront plus tard.

Il s’agit donc de les mener ensemble (avec les volontaires), de produire un certain savoir commun ou pas (il nous faudra aussi dire nos désaccords ; que tout le monde s’exprime de manière contradictoire).

Bref de fonder en permanence SUDéduc.

Concrètement ça peut prendre la forme d’un groupe internet où seraient inscrit(e)s tou(te)s les adhérent(e)s et où chacun(e) pourrait prendre part à la discussion, de réunions, etc.

La discussion a souligné le fait qu’on ne sait pas si les adhérent(e)s seront partie prenante de ce projet.
Certains pensent que la réflexion se fait aussi en agissant, les problèmes qui se posent devant obligatoirement être résolus.

Finalement le projet a été approuvé (deux voix contre).

Jean fera des propositions.

14 RESF

La question des sans papiers dépasse largement l’humanitaire. C’est aussi une question syndicale. Elle est très étroitement liée à la question de l’emploi et du démantèlement du droit du travail.

Elle pose aussi la question des relations Nord - Sud qu’un syndicat de transformation sociale ne peut ignorer à l’heure de la mondialisation de l’économie.

Le congrès décide (seulement une abstention) de continuer à s’inscrire dans le Réseau Education Sans Frontières.

Florence est d’accord pour continuer à représenter SUD éduc 84 à RESF 84. Elle souhaite n’être pas toute seule, car c’est très éprouvant.

Cécile est intéressée et propose d’y participer aussi ponctuellement en fonction de ses possibilités.

15 Campagne autour des personnels de direction liée à la tournée dans les établissements

Il s’agit de montrer la position de ces personnels (y compris certains inspecteurs) dans la situation actuelle de l’éducation nationale avec les « réformes » qui y sont conduites, leur position de « courroie de transmission » du ministère qui leur fait souvent oublier qu’ils sont aussi des citoyens.

Cette situation est à expliciter aux collègues pour les libérer de l’angoisse et de la peur éprouvées par beaucoup face à la hiérarchie.

La proposition est acceptée (seulement 2 abstentions et 1 NPPV c’est à dire : ne participe pas au vote).

16 Campagne sur l’histoire des luttes syndicales, du progrès social et des régressions actuelles

Il s’agit d’organiser 4 à 6 moments particuliers dans l’année où, autour d’un film ou d’un spécialiste, seront rappelés certains moments de l’histoire des luttes sociales ou encore comment nous sommes arrivés à la situation d’aujourd’hui.

Il s’agit d’arrêter de laisser dire n’importe quoi sur notre histoire.

SUD étudiant a entrepris cette activité cette année avec un grand succès. Ils ont projeté deux films : un sur leur lutte contre le CPE tourné par eux et un autre sur mai 68. La discussion qui a suivi a été très intéressante.

On peut faire cela ici ou à la MAS par exemple.

Cela relance l’idée de faire des journées de formation syndicale autour cette activité.
Cela peut également relancer une campagne de syndicalisation.

La proposition est adoptée (2 abstentions et 1 NPPV).

Ainsi s’achève cette première journée de congrès. Nous avons largement dépassé le temps prévu, ce qui n’est pas correct puisque quelques un(e)s d’entre nous ont été obligé(e)s de s’en aller avant la fin. L’un d’entre nous n’a pas participé au vote (NPPV) lors des deux dernières propositions discutées pour souligner ce problème.

Ces deux questions abordées hors du temps du congrès devront être reprises le 30.

Pour ce qui est des personnes qui se sont proposées : nous avons Nicola et Jean pour la trésorerie, Dominique et Cécile (ponctuellement toutes les deux) pour les tournées primaire, Jean Paul, Jacques et Benoit pour les tournées secondaire, Nicola pour les tournées primaire et secondaire, Benoit pour les permanences, Régine pour contacter les collègues des établissements au statut semi privé, Jean pour organiser réflexion et échanges sur le fond, Christine et Chantal pour suivre la question des assistantes sociales, Alain pour entretenir le site SUD éduc 84, Florence pour représenter SUD à Solidaires et à RESF, Cécile pour participer (en fonction de ses possibilités) à RESF ... Tous ces gens bien sûr ne feront pas partie du bureau.

Reste donc à savoir qui fait partie du bureau et les décharges qu’on peut accorder aux un(e)s et aux autres.

A bientôt donc.

Pierre (membre du bureau jusqu’à la semaine prochaine)