CONDAMNEE A MORT PAR DEFAUT DE SOINS !

jeudi 31 août 2006
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Nathalie Ménigon a fait 2 A.V.C. (Accidents Vasculaires Cérébraux) probablement d’origine ischémique ou pire encore d’origine hémorragique qui l’ont rendue hémiplégique....

Arrêtés en 1987, les militants d’Action Directe (Joëlle Aubron, Georges Cipriani, Nathalie Ménigon, Jean-Marc Rouillan, Régis Schleicher) ont été condamnés à la prison à vie. Bien que le délai de sûreté (18ans) soit dépassé, ils continuent de moisir en prison alors que d’autres condamnés (comme Maurice Papon ou les condamnés de l’affaire ELF) ont bénéficié de remise de peine pour raison de santé, quelques temps après leur incarcération.

Joëlle Aubron est morte d’un cancer, Nathalie Ménigon privée de soins ...Voici un communiqué de son comité de soutien :

Nathalie Ménigon a fait 2 A.V.C. (Accidents Vasculaires Cérébraux) probablement d’origine ischémique ou pire encore d’origine hémorragique qui l’ont rendue hémiplégique.

Progressivement ses traitements médicamenteux vasodilatateurs nécessaires à la dilatation des vaisseaux permettant ainsi une meilleure circulation du sang et anticoagulants empêchant la coagulation et donc la reformation d’un thrombus (caillot) - ainsi que sa kinésithérapie - indispensable pour éviter la rétraction des masses musculaires ne répondant plus que partiellement à la commande cérébrale - lui ont été supprimés car jugés non indispensables

Mais celà ne suffisait pas ! C’est également à sa surveillance médicale que l’administration pénitentiaire s’est attaquée. Quid des examens biologiques, des consultations spécialisées de neurologie et de cardiologie, des écho-dopplers carotidiens et autres examens scanographiques cérébraux de contrôle ? Supprimés également ou alors réduits à la portion congrue.

Nathalie Ménigon a sur la tête une épée de Damoclès - en effet une nouvelle attaque cérébrale pourrait lui être fatale, définitivement fatale mais l’administration pénitentiaire s’en fout, le ministère de la santé s’en fout, l’Etat s’en fout... car, c’est vrai, une prisonnière politique n’a aucun droit et surtout pas celui de pouvoir se soigner.

Dans ce pays, il y a des endroits où on laisse mourir des êtres humains. Ces endroits s’appellent des prisons...politiques !

Ensemble, tous ensemble :
faisons libérer
Nathalie Ménigon !

« Libérez-les ! »

Comité de soutien aux prisonniers-es et réfugiés-es politiques
22 rue Nationale 62150 Rebreuve Ranchicourt

liberez.les gmail.com

Pour se renseigner :Nathalie Ménigon


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