Le 17 juin, relaxe pour les 9 de la Confédération paysanne, jugés en appel à Amiens pour leurs actions dénonçant la ferme des 1000 vaches.

Motion de soutien à la Confédération Paysanne voté à l’unanimité au congrès de Solidaires 84 le 5 juin.
mercredi 17 juin 2015
par  Pierre L
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Les 12 décembre 2013 et 28 mai 2014 la Confédération Paysanne a pris ses responsabilités en stoppant par des actions de démontage, ce qui n’était encore que le chantier de l’usine de 1000 vaches. Interpellations musclées, gardes à vue de 48 h, ont conduit 9 militants devant la justice.

Le 28 octobre 2014, au cours des débats au tribunal d’instance d’Amiens, nombre d’arguments soulevés pouvaient justifier la relaxe des 9 prévenu- e-s. Pourtant, il a fallu moins d’une heure au tribunal pour les condamner à des peines allant d’amendes jusqu’à 5 mois de prison avec sursis pour dégradation en réunion et refus de prélèvement ADN. Les peines prononcées ont été plus sévères que les réquisitoires du parquet qui avait qualifié le dossier « d’éminemment politique » ! Dans ces conditions, la Confédération Paysanne a choisi de faire appel de ce jugement.

Le 17 juin, relaxe pour les 9 de la Conf’ !

Il est impensable que des actions syndicales légitimes puissent être sanctionnées pénalement.

Les militant-e-s de la Confédération Paysanne ont fait le choix d’une agriculture paysanne, créatrice d’emplois, respectueuse de la santé des agriculteurs-trices et des consommateurs-trices et de l’environnement dans des territoires vivants, garante d’une alimentation de qualité pour toutes et tous.

Ils/elles ont agi en lanceur d’alerte pour défendre un avenir commun dans une société plus juste.

Cette lutte s’inscrit dans la mobilisation grandissante pour abandonner les négociations en cours en vue des accords de libre-échange.
Ce type d’accord, (TAFTA, CETA...) est incompatible avec l’urgence à agir face aux dérèglements climatiques.
L’aggravation de ces dérèglements vient en partie de l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation depuis 50 ans.
Il est urgent d’aller vers un autre modèle agricole et alimentaire qui réponde aux enjeux sanitaires et sociaux de notre époque.

Une mobilisation la plus large possible est nécessaire pour obtenir la relaxe des 9 militant-e-s.

Les faits de répressions syndicales se multiplient. La surveillance du mouvement social risque d’obtenir des moyens supplémentaires avec le projet de loi renseignement (voté en première lecture à l’assemblée nationale le 5 juin), un dispositif liberticide qui expose toutes et tous les citoyen-nes à la surveillance des services de renseignement, quasiment sans contrôle et qui met en danger toutes les actions et mobilisations sociales et politiques.

A 6 mois de la conférence Climat qui se tiendra à Paris, une condamnation reviendrait à considérer que le modèle économique actuel est sans effets, alors qu’il est responsable des inégalités sociales et des changements climatiques.

La justice doit reconnaître la légitimité de l’action des syndicalistes de la Confédération Paysanne, lanceur d’alerte.

Cette reconnaissance viendrait confirmer la nécessité d’abandonner le modèle agro-industriel symbolisé par l’usine des 1000 vaches.

Dans un pays démocratique, nous devons avoir la possibilité de défendre un avenir commun dans une société plus juste.

C’est pourquoi Solidaires 84 apporte un soutien total aux 9 membres de la Confédération Paysanne jugés en appel à Amiens le 17 juin.


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