Grosse fatigue parmi les chercheurs de l’UAPV

Communiqué SUD Éducation Vaucluse
mardi 25 novembre 2014
par  Pierre J
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Les limites de la gouvernance d’une PMU (Petite et Moyenne Université)
Le 28 octobre dernier le CA d’Aix Marseille Université a entériné l’accord d’association entre les universités de Aix-Marseille, Avignon et Toulon, et le CA de l’UAPV s’apprête à le faire ce mardi 25. Aix Marseille prend la tête de cette association, Avignon et Toulon reviennent dans son giron.
Les premières réactions recueillies auprès de nos collègues chercheurs sur Avignon sont « ce n’est pas forcément une mauvaise chose ». Il y a une lassitude à l’UAPV, de fait dans une PMU les tâches administratives vouées aux chercheurs sont lourdes, le personnel technique et administratif étant lui même saturé, chacun devant assurer de multiples fonctions qui dans une grande université sont disjointes. En échange, les chercheurs espèrent avoir un certaine écoute de la part de leurs collègues à la gouvernance de l’Université. Il n’en est rien comme le montre les deux exemples suivants de vexations parmi bien d’autres.

Vexation 1

C’est la plus grave, elle est à l’encontre de la catégorie la plus fragile des chercheurs salariés de l’UAPV, à savoir les contrats doctoraux. Il s’agit de l’emploi de chercheur le moins rémunéré, pourtant il est assorti de multiples obligations de présence, « productivité » maximale et de plus en plus de sollicitations pour contribuer à des tâches administratives. Ce personnel est tenu par l’engagement à soutenir son doctorat à la fin du contrat et au vu de ses qualifications on s’attendrait à ce que l’UAPV améliore leur rémunération. Et bien non, sous couvert de « régularisation » et de « équité » la CA de l’UAPV a voté l’obligation rétroactive de rembourser leur inscription à l’UAPV. En clair, il s’agit de salariés de l’UAPV ayant obligation de s’inscrire en doctorat à qui on demande de payer sur leur salaire les frais de leur doctorat.

Question 1 : les membres du CA ayant voté cette décision et ayant bénéficié de cette exonération pour leur propre HDR, qui elle n’était pas obligatoire, vont-ils rembourser les frais de celles-ci ? Quitte à prendre des décisions à application rétroactive … Il est moralement insupportable que sous couvert de « régularisation » et de « équité » on s’en prenne au personnel le plus fragile.

Question 2 : quel intérêt a désormais un salarié UAPV a s’inscrire en doctorat à l’UAPV ? Autant s’inscrire dans une grande université, les frais sont équivalents, la pression sur les tâches extra-doctorat bien moindres, les possibilité de formation bien meilleures. La « productivité » de l’UAPV en recherche dépend bien plus de l’engagement de ce personnel que l’inverse.

Vexation 2

A l’UAPV, des personnels chercheur sans obligation statutaire de présence à horaires fixes hormis pour leurs enseignements, sont quand même convoqués à se soumettre à des contrôles aléatoires et obligatoires de présence sous menace d’amputation d’une journée de salaire. Il peuvent être convoqués par simple e-mail à 8h45 du matin pour venir signer la liste d’émargement à leur résidence administrative avant 10h du matin. La situation la plus ubuesque étant les enseignants chercheurs en cours de 8h30 à 13h qui n’ont pas eu l’idée de lire leur courrier électronique durant leur cours.

Question : avant de voter l’association avec Avignon, le CA de l’AMU était-il au courant de l’avalanche de contentieux judiciaires qui se préparent entre le personnel UAPV et l’UAPV suite à une gouvernance pour le moins approximative. En « droit des entreprises » cela pourrait donner prétexte à l’AMU pour casser ce contrat.

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