La mobilisation des Intermittents et Précaires s’amplifie sur Avignon... et partout.

lundi 9 juin 2014
par  Pierre L
popularité : 9%

La mobilisation des Intermittents et Précaires s’amplifie sur Avignon... et partout. Rappels.
Ce qui se passe à Avignon, à Montpellier, partout en France ... Les enjeux du débat.

Date à retenir dans vos agendas
"FETE LA LUTTE PAS L’AUTRUCHE"
à Avignon au Parc des Libertés
le 25 juin

« Fête la lutte pas l’Autruche »
Sud Culture

Partout en France les intermittents et précaires ont mené des actions spectaculaires le 2 juin contre l’agrément par le ministère de l’accord unedic.

Voici le récit de l’action qui s’est déroulé à Avignon.

« Inutile de vous dire que nous sommes passés à la phase supérieure de la
lutte des intermittents et précaires...Hier (2 juin), notre belle action
d’occupation du Pont d’Avignon avec une magnifique banderole sur laquelle
il était écrit :

"FESTIVAL ANNULE, Renseignements : + tel du MEDEF" a fait mouche !

L’adjointe à la Culture s’est déplacée sur place, stressée à l’idée d’une annulation du festival … s’en est suivie une discussion cordiale mais extrêmement tendue … par ailleurs nous avons reçu un mail de confirmation de la réunion tripartite Ville-Festival IN-Sud Culture/Cip/CGT à 11h19 très précisément ... alors qu’on occupait le pont depuis 30 minutes ! Comme quoi, il n’y a QUE le rapport de force qui soit payant, comme toujours !

Pour dire encore quelques mots sur l’action d’hier (action nationale qui
consistait a coller partout en France des bandeaux "festival annulé, pour
tout renseignements : tel du MEDEF local" sur toutes les affiches des
Festivals en France) fait la première page de la Provence aujourd’hui, et
l’objet d’un article dans le Figaro d’aujourd’hui !!!

Sinon à Montpellier, l’équipe du Festival "Le Printemps des Comédiens" a
voté à une écrasante majorité hier la grève reconductible avec ultimatum
aux ministres PS concernés. En gros l’ultimatum est le suivant : tant que
M. Rebsamen n’annonce pas qu’il ne donnera pas son agrément à la Convention Unedic, la grève continuera.

Et puis, pour la suite à Avignon :

On a décidé d’organiser le 25/06 au Parc des Libertés une Fête qu’on a
appelé :

"FETE LA LUTTE PAS L’AUTRUCHE"

L’idée de cette fête est à la fois d’informer un maximum de gens sur la
lutte, nos revendications...etc...mais aussi de prendre un temps de
réflexion dans un cadre un peu plus détendu que lorsqu’on occupe une
agence Pole Emploi par exemple...Reprendre des forces et resserrer les
liens entre nous avant le début du Festival, qui, nous le savons, sera
EXTREMEMENT TENDU !!!

Nous vous invitons TOUS à nous rejoindre à cette fête des luttes qui ne
concerne pas QUE les intermittents, mais aussi tous les précaires, et
aussi tout ceux pour lesquels la convergence des luttes signifie qq chose.

Voila pour l’instant le déroulement que nous avons prévu pour cette fête :

14h Accueil du public

14h30-16h30 diffusion du film "Ne vivons plus comme des esclaves" de
Yannis Youlountas suivi d’un débat avec Yannis Youlountas

16h30-18h...stands, bar ouvert, musique etc...

18h-20h interventions et débat avec : Denis Gravouil et Angeline Barth
(CGT Spectacle), Samuel Churin et Frank de Bourgogne (Coordination
Nationale des Intermittents et Précaires) Caroline Sart (Sud Culture) et
Mathieu Grégoire (chercheur, auteur d’un rapport sur l’intermittence)

20h-21h30 grillades...repas etc...

21h30-23h musique, théâtre etc...

24h fin

Voila. RESERVEZ VOTRE APRES MIDI ET SOIREE DU 25 JUIN....A QUELQUES JOURS DE L’OUVERTURE DU FESTIVAL D’AVIGNON CE RENDEZ-VOUS SERA SUREMENT DETERMINANT POUR LA SUITE...ALORS N’HESITEZ PAS A DIFFUSER L’INFO AUTOUR DE VOUS etc...

Sud Culture 84


Montpellier
Sur le plateau de l’Opéra de Montpellier
 :

En début de soirée, mercredi, plus d’une centaine d’intermittents du spectacle est monté sur la scène de l’opéra Comédie, avant le début de la première de La Traviata qui a été annulée.

A cette occasion il y a eu une prise de parole de la directrice de l’opéra Valérie Chevallier et du nouveau maire de Montpellier Philippe Saurel. Ils ont tous deux fait savoir qu’ils soutenaient le mouvement. Les spectateurs ont applaudi, mais l’atmosphère était très tendue. Le spectacle a été annulé. (source : Midi Libre).

Appel de Montpellier du 4 juin 2014

Les salariés permanents et intermittents du Printemps des Comédiens, les équipes techniques et artistiques accueillies dans ce festival, sont en grève reconductible chaque jour depuis le 3 Juin.
Le Printemps des Comédiens, aujourd’hui symbole et déclenchement de ce grand mouvement est fragilisée dans sa situation financière. Le spectacle d’ouverture du Printemps des Comédiens n’a pas pu avoir lieu mardi 3 juin et ce soir mercredi 4 juin. Un préavis de grève national est déposé aujourd’hui par la CGT. Il prend effet à minuit.

À cet instant, il appartient à chacun, artiste, technicien, salarié et directeur de structures culturelles, de prendre sa responsabilité et de rejoindre le mouvement de grève jusqu’à ce que Monsieur Rebsamen, Ministre du travail, n’agrée pas l’accord UNEDIC sur l’assurance chômage du 22 mars et que s’ouvrent enfin des négociations où nos propositions seront prises en compte.

Nous en Languedoc-Roussillon, ne pouvons être les seuls porteurs de ce mouvement de grève.
Agissons maintenant ! Agissez !

Mouvement Unitaire Languedoc-Roussillon contre l’accord UNEDIC du 22 mars 2014

+++

Communiqué de l’assemblée générale extraordinaire du 3 juin 2014
Montpellier, le 3 juin 2014

Ce matin, sans réponse de Monsieur François Rebsamen, Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social, à leur ultimatum, les personnels techniques du Printemps des Comédiens ont, eux, tenu parole. Ils se sont mis en grève pour cette journée du 3 juin. La grève pourra être reconduite chaque jour.

Aujourd’hui, le Mouvement Unitaire Languedoc-Roussillon contre l’accord sur l’assurance chômage a réuni en assemblée générale 300 personnes.

Il a décidé de soutenir les personnels grévistes du Printemps des Comédiens et sera présent lors de l’inauguration du festival ce soir à 20 heures et lors de l’accueil du public du spectacle prévu à 22 heures.

D’autre part, l’Assemblée Générale appelle les équipes artistiques, techniques intermittentes et permanentes des manifestations culturelles à rejoindre la lutte, partout en France et par tous les moyens, dès ce soir.

Non, Madame Filipetti, nous ne voulons pas d’une œuvre de charité pour nos « pauvres ». Nous ne voulons pas de la « mise en place d’Assises de l’Intermittence ».

Ce que nous exigeons, c’est le refus de l’agrément de l’accord du 22 mars par Monsieur Rebsamen.
Ce que nous exigeons, c’est la tenue de véritables négociations de l’accord d’assurance chômage sur la base des propositions du Comité de Suivi.

Mouvement Unitaire Languedoc-Roussillon contre l’accord UNEDIC du 22 mars 2014

+++

En Île de France

Sans Relâche

Mardi 3 juin 2014, les personnels techniques du Festival du Printemps des Comédiens ont voté la grève reconductible en assemblée générale contre la convention Unedic.
La Coordination des Intermittents et Précaires d’Ile de France réunie en Assemblée Générale se déclare solidaire de cette action et des personnels grévistes d’aujourd’hui à Montpellier comme de ceux de demain, ici et ailleurs.

La CIP-IDF participera les 7 et 8 juin à Montpellier à une coordination nationale contre l’accord sur l’Assurance Chômage du 22 Mars que le Gouvernement annonce vouloir agréer ces prochaines semaines.
Nous appelons les équipes artistiques, techniques, intermittentes, intérimaires, précaires et permanentes des manifestations culturelles à rejoindre la lutte, partout en France et par tous les moyens quils jugeront nécessaires, dès maintenant.

Non, Madame Filipetti, nous ne voulons pas d’une œuvre de charité pour les « pauvres » de l’intermittence qui multiplierait encore cette convention. Nous ne voulons pas de la « mise en place d’Assises de l’Intermittence » que vous proposez car c’est une manoeuvre dilatoire. Plus fondamentalement encore, nous n’avons pas vocation à tricoter des rustines.

Ce que nous exigeons, c’est que l’accord du 22 mars ne soit pas agréé par ce gouvernement.
Ce que nous exigeons, c’est la tenue de véritables négociations de l’accord d’assurance chômage sur la base de propositions justes et adaptées aux pratiques d’emploi discontinues et précaires, au chômage de masse.

Ces enjeux ne concernent pas - nous le répèterons tant qu’il le faudra [1] - que les seuls salariés du secteur du spectacle mais bien l’ensemble des chômeurs et précaires à qui vous avez annoncé faire de la justice sociale votre priorité et qui demeurent dans leur majorité privé d’allocation.

Nous appelons à poursuivre et multiplier les actions en cours, à rejoindre les AG et actions des jours à venir, à créer partout de nouveaux collectifs pour organiser collectivement la lutte. Nous appelons à amplifier le mouvement en cours : informer, se rassembler, agir, partager, sans relâche.

Les infos à suivre :
www.cip-idf.org
sur Twitter : @cipidf
sur Facebook : https://www.facebook.com/CipIdf

Faites passer !!

Notes :

[1] Voici la déclaration lue à la cérémonie des Molières devant plus d’un million de personnes et en présence de Filipetit. Qui peut encore sans mauvaise foi faire mine de croire que la question posée peut être bornée au sort des intermittents du spectacle comme si il s’agissait d’un isolat social ?

Le gouvernement s’apprête à ratifier la convention d’assurance chômage négociée contre les intermittents, intérimaires, chômeurs en toute déloyauté.

Ce nouvel accord réduit encore une fois les droits des plus fragiles pour, nous dit-on, faire des économies parce que les chômeurs coûtent trop chers. Il faut donc trouver un moyen de les faire payer.
Leur faire payer le fait qu’en France 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, leur faire payer les 9 millions de pauvres, travailleurs ou non, leur faire payer la situation de chômage de masse avec près de 6 millions de privé d’emploi.
Ce texte fait porter sur les seuls intermittents, intérimaires et chômeurs les 2 milliards d’économie en 3 ans que le gouvernement demande au régime d’assurance chômage.

Cette volonté de partenariat avec le Medef est un massacre.
Cet accord va aggraver la situation de tous ceux qui vivent la précarité au quotidien.
Nous avons bien conscience que beaucoup de professions sont en danger, pas seulement les nôtres et en luttant ensemble nous affirmons notre totale solidarité.

Avant d’arriver au pouvoir, tous les membres du gouvernement soutenaient nos propositions. Nous voulons simplement que les actes suivent les paroles.
François Rebsamen, qui nous défendait juste avant de devenir ministre du travail, se renie et annonce qu’il va agréer cet accord inacceptable. A ce titre il mérite le Molière de la meilleure trahison pour son rôle d’employé du Medef.

Dans le contexte de politique d’austérité, les budgets de la culture sont, comme bien d’autres, soumis à des coupes drastiques.
La colère, le désespoir mais surtout la détermination vont entrainer des mobilisations dans tous les festivals d’été.

Les salariés permanents et intermittents du festival Le Printemps des Comédiens à Montpellier viennent d’adresser un ultimatum au gouvernement qui expire aujourd’hui à minuit - sans promesse de non agrément et réouverture des négociations sur l’assurance chômage, ils se mettront en grève reconductible dès demain.

Les membres du gouvernement ne seront pas les bienvenus dans nos spectacles.

Luttons et résistons.

vidéo de l’intervention des intermittents aux Molières


Pour qui n’aurait pas tout à fait saisi le projet patronal et gouvernemental, appuyé par la CFDT et d’autres « syndicats », un résumé à faire circuler partout :

Deux millions six cent mille privilégiés en France. Combien de temps ce scandale va-t-il durer ? par Cip-idf
http://www.cip-idf.org/article.php3...

En 2003, les intermittents

Nous avons appris que nous autres, intermittents, étions des privilégiés [1], incapables de vivre de notre art, que nous vivions aux dépens des cotisations des salariés du secteur privé.
Nous avons vite compris que ce qu’on nous reprochait, c’était, grâce aux indemnités chômage, d’avoir la possibilité de choisir, donc de refuser parfois, notre emploi. On nous reprochait d’avoir des activités qui, souvent, nous plaisaient. Et non, nous n’étions pas toujours disponibles à l’emploi, et oui il nous arrivait de chômer avec plaisir, et non, nous ne rêvions pas forcément d’aller, cinq jours sur sept, répéter, manger à la cantine avec les collègues, et reprendre le boulot pour finir à 18H.

Le prétendu déficit des annexes a été brandi pour justifier ce qui était un accord profondément idéologique entre le MEDEF et la CFDT [2] sur la nature de ce que doit être, pour eux, le travail -une soumission- et les droits sociaux -un privilège-.

Les intermittents donnaient un mauvais exemple aux autres travailleurs, il fallait démanteler les annexes 8 et 10, ce qui a été en grande partie fait en 2003, puis en 2006.

En 2014, les intérimaires

Aujourd’hui, c’est l’annexe 4, celle des intérimaires, que le Medef se propose de supprimer, en même temps que les annexes 8 et 10.
Ce sont ces mêmes intérimaires qui, aujourd’hui, sont, à leur tour, accusés de parasiter l’Assurance-Chômage, de choisir leurs emplois, d’organiser leur temps de travail.

Au-delà du grotesque de ces accusations, bien éloignées des pratiques d’emploi subies dans l’intérim, qui ne sont pas toutes, loin s’en faut, paradisiaques, on peut rétorquer que oui, on a le droit de ne pas avoir envie d’accepter une mission d’une heure payée 12€50, pour décharger un camion situé à quatre-vingt kilomètres de son domicile, et que, en général, oui, on a le droit de choisir son travail.

En 2017, abolition des droits sociaux

Lors de la prochaine négociation Unedic, que réclamera le Medef ? La suppression de l’assurance-chômage ? L’abrogation des droits sociaux ?

Trois millions de personnes de tous sexes, voire de toutes nationalités, prétendent toucher un revenu sans travailler ?
Voilà un privilège que le Medef aura à cœur d’abolir, au nom de la sacro-sainte lutte contre les déficits [3], car, en effet, les comptes de l’Unedic seront enfin apurés, lorsque les employeurs n’auront plus de cotisations sociales à payer et les chômeurs d’indemnités à encaisser.
Est-ce une figure rhétorique que de poser cette question ?
Peut-être, mais réclamer la suppression des annexes 4, 8 et 10, est-ce uniquement une proposition de négociation destinée à rendre acceptable l’état des choses, par exemple une simple reconduction du système d’indemnisation chômage tel qu’il est ?

Or, ce système d’indemnisation chômage, en 2003 comme aujourd’hui, pour le régime général comme pour ses annexes, est, nous le répétons, inadapté aux pratiques d’emplois contemporaines, inégal en ce qu’il renforce systématiquement ceux qui travaillent le plus et le plus souvent, et exclut les plus précaires.

Pôle Emploi est le bras armé des accords Unedic signés par le Medef et la CFDT, un espace de suspicion systématique, une machine à radier, une zone de non-droit [4]. Le document le plus souvent produit y est l’attestation de refus d’ouverture de droit. Rappelons-le, un chômeur sur deux n’est pas indemnisé. Et c’est bien le seul, le vrai scandale concernant le chômage !

Paris, le 27 février 2014

Coordination des intermittents et précaires (idf)

Merci d’éventuellement faire circuler autour de vous ce tract, diffusé lors de la manifestation parisienne :

Notes :

[1] …« il suffit de faire le raisonnement symétrique : que coûteraient 100 000 chômeurs du régime général si on les basculait dans le régime « privilégié » des annexes VIII et X ? 320 millions de plus ?
Certainement pas ! Les plus précaires d’entre eux ne seraient plus du tout indemnisés dans la mesure où les règles d’éligibilité sont beaucoup plus strictes chez les intermittents (507 heures en dix ou dix mois et demi selon qu’ils sont techniciens ou artistes) que dans le régime général (610 heures en vingt-huit mois, soit quelques heures en plus à effectuer dans une période de référence plus de deux fois plus longue).
A l’autre bout de l’échelle, les chômeurs issus d’un CDI (ou d’un CDD long) seraient exclus au bout de huit mois, alors qu’ils peuvent bénéficier, dans le régime général, d’indemnités pendant une durée allant jusqu’à deux ans. Et on sait qu’à huit mois plus de la moitié des chômeurs n’ont pas encore retrouvé d’emploi.
Au final, ces chômeurs seraient donc bien moins lotis dans le régime des intermittents que dans le régime général. Pour une simple raison : le régime général est plus adapté à l’emploi stable, le régime des intermittents à l’emploi intermittent.
Mais l’un n’est pas plus coûteux ou privilégié que l’autre. Et les 320 millions ne correspondent à rien d’autre qu’à la menace qu’on fait peser sur les intermittents lorsqu’on suggère de supprimer un régime adapté à leur forme d’emploi. » cf. Le régime des intermittents n’est pas un privilège, Mathieu Grégoire, Le Monde, 28 février 2014 :

http://www.lemonde.fr/idees/article....

[2] Le gouvernement doit agréer la convention Unedic et les annexes. Or les mauvais précédents ne manquante pas.
Ainsi, « le 16  avril 1982 (…) tout se jou[ait] entre le gouvernement Mauroy et le CNPF » (voir Patronat Gattaz & Fils. Bluff repetita placent, Thomas Lemahieu, L’Humanité, 26 février 2014 : http://www.humanite.fr/social-eco/g...).

[3] « Le patronat veut rendre des gens fragiles et pauvres encore plus pauvres », 5 mn cipiennes sur LCI le 27 février 2014,
https://www.youtube.com/watch?v=BU7...
juste assez pour s’éviter de regarder des news, et ainsi avoir du temps pour...

[4] Outrage à Pôle emploi : Moi, personne quelconque de nationalité de hasard, déclare avoir été témoin des faits suivants :
http://www.cip-idf.org/article.php3...


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