Intervention de Solidaires 84, place du Palais des papes, à la fin de la manif du 5 mars

vendredi 8 mars 2013
par  Pierre L
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Intervention de Solidaires 84, place du Palais des papes, à la fin de la manif du 5 mars

Dialogue social à sens unique,
Représentativité bidon !
Le patronat ne doit pas faire la loi !
Non à l’accord sur l’insécurisation de l’emploi
Le 5 mars et après, unité pour gagner !

Pensez-vous qu’un salarié vaille plus qu’un autre ?
Et bien le gouvernement et le MEDEF oui !

Puisque parmi les trois syndicats minoritaires (38% des salariés aux élections prud’hommales de 2008) qui ont suffi à faire passer l’accord (l’ANI), l’un ne vaut que 8 % des voix des cadres, soit 18 % des salariés = c’est à dire qu’un cadre pèse 5 fois plus qu’un employé ou un ouvrier !

Nous, à Solidaires, on ne nous a pas permis de voter alors qu’en l’occurrence nous avons la prétention de représenter des salariés, peut-être moins nombreux que les syndicats précédents, mais qui incontestablement ne valent pas moins que d’autres.

Nous ne cherchons pas à créer de vaines polémiques, mais au contraire à souligner que l’union fait la force et que si tous étaient représentés, l’accord aurait été rejeté.

Demain encore il s’agira de reprendre la rue pour combattre un nouvel accord bidon, dicté par le patronat, approuvé par une minorité, entérinée par le gouvernement...

Car pas d’illusion, ce coup n’est pas le dernier, tant que l’animal « salarié » respire et parvient à faire un peu mieux que survivre nous serons la cible du patronat.

Avec de scandaleux mensonges comme le « gagnant-gagnant : compétitivité-emploi » patrons et gouvernement font passer des chantages intolérables ; Sont en balance l’engraissage de la classe possédante, renommé « compétitivité », et le droit irréfragable à une vie digne.

Sachez-le, l’emploi est devenu une faveur qu’on nous accorde si on est bien sage : bien mobile, bien flexible, bien précaire.
Et non content de vouloir nous spolier notre dignité, on se fait insulter : que ce soit par Titan, cash et trash, ou par Ghosn, plus cynique, qui met en parallèle son salaire avec celui d’un smicard.

Et cela ne s’arrêtera pas : une fois utilisés comme des chevaux de labeur, nous n’aurons pas droit à une retraite dans un joli pré verdoyant mais ce sera la réforme et l’abattoir : réforme, discutée en juin selon les mêmes modalités antidémocratiques :

  • voulons-nous finir dans les lasagnes de Spanghero ???
  • Encore combien de pseudoaccords et de vrais passages en force ?
  • Jusqu’à quand ?

Il est donc nécessaire dès maintenant de construire un mouvement massif et déterminé qui exige une nouvelle loi sur la représentativité pour permettre à tous les salariés d’être entendus et pour mettre fin à ces chantages patronaux et à cette casse systématique du code du travail.


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