La Justice fait son entrée dans l’École Supérieure d’Art d’Avignon : Madame ROIG, Maire d’Avignon, présidente du Conseil d’Administration de l’école, continue de faire l’autruche.

Communiqué de presse du 13 septembre 2012
vendredi 14 septembre 2012
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à l’ESAA – École Supérieure d’Art d’Avignon

SUD’ EDUCATION VAUCLUSE

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Le 3 août 2012, le directeur de l’ESAA, Jean-Marc FERRARI, n’avait pas hésité à assigner en référé les étudiants-es pour l’utilisation d’un nom de domaine trop proche de celui de l’école ; ce coup tordu visait très clairement à obtenir de la justice un jugement en l’absence de défense.

Mais les étudiants-es se sont défendus : l’audience du 29 août était fort instructive ; aucun représentant légal de l’ESAA présent, un dossier bien maigre, une plaidoirie surprenante, contenant même une comparaison des étudiants-es avec le « Ku Klux Klan » (sic !) une salle studieuse, remplie des étudiants-es et de leurs soutiens, un dossier de défense riche et imposant, la remarquable plaidoirie de Me Philippe MOURET, il n’y avait guère de doute dans les esprits à la sortie du tribunal.

Le jugement prononcé le 12 septembre par le Tribunal de Grande Instance d’Avignon réaffirme qu’à Avignon, même dans une école d’art, le droit existe et doit être respecté !
Le tribunal déclare « ... irrecevable l’action exercée par l’École Supérieure d’Art d’Avignon, représentée par son directeur, sans délibération du conseil d’administration » 
Il condamne « … l’École Supérieure d’Art d’Avignon aux dépens ».
Il condamne « ... l’École Supérieure d’Art d’Avignon à payer au syndicat Sud Étudiant Avignon la somme de 1.500,00 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile  ».

Alors que Madame ROIG, Maire d’Avignon, pourtant présidente du Conseil d’Administration de l’école, déclarait le 5 juin dans le quotidien La Provence qu’elle n’avait « … pas vocation à interférer au sein de l’École Supérieure d’Art d’Avignon » (sic !) et qu’elle affirmait également que « … le directeur de l’établissement, Jean-Marc FERRARI a toutes les compétences ... », la justice intervient pour affirmer que ce directeur a abusé de son pouvoir et méprisé le Conseil d’Administration seul habilité à décider dans ce contexte.

Madame le Maire s’était manifesté le 29 juin, dans le quotidien Vaucluse matin, « ...très en colère de voir un bâtiment public dégradé et dont la remise en état coûtera cher aux avignonnais », suite à une occupation pacifique de l’école menée par les étudiants-es, occupation montée en épingle et qualifiée de « saccage » pour les faire passer pour des casseurs. Le secrétaire général a même avoué publiquement que « les dommages sont plus moraux que financiers ». Il n’y a eu d’ailleurs aucune poursuite à l’encontre des occupants.

Maire d’Avignon, présidente de l’Établissement Public de Coopération Culturelle (EPCC) de l’École Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA), Madame ROIG sera-t-elle également « très en colère », devant les dépenses d’argent public – plusieurs milliers d’euros - engagées par le directeur Jean-Marc FERRARI dans une action en justice hasardeuse, méprisant les statuts qui régissent le Conseil d’Administration de l’école ?

Concernant le piratage informatique du site internet de l’ESAA, nous prenons bonne note de la décision de Madame ROIG, qui « … a pris acte des intimidations et pressions exercées sur les salariés de l’école, … décidé de procéder à la fermeture administrative de l’école jusqu’au 19 septembre inclus comme mesure préventive. … confirmé que des plaintes … seraient déposées ... par l’école et par les personnes calomniées ... ».

Puisque Mme ROIG semble si soucieuse des deniers publics, pourquoi ne chiffre-t-elle pas le coût de cette opération consécutive à une incompétence caractérisée du personnel informatique de l’école (voir notre communiqué du 10-09-2012) et de M. FERRARI qui a procédé à son recrutement ?

Ainsi, 4 jours seulement après la révélation par « L’équipe administrative » de l’école d’art d’un piratage informatique de son site internet, Madame la Présidente du Conseil d’Administration assume ici pleinement son rôle, « … prend acte des intimidations et pressions exercées sur les salariés de l’école ... » , prend la mesure de la gravité de la situation, intervient et décide de mesures immédiates.

Plus de 3 mois maintenant après les premières révélations des étudiants-es sur le fonctionnement de leur école et les abus de leur directeur, Madame la Présidente du Conseil d’Administration n’a toujours pas « pris acte », n’a toujours rien décidé ; les étudiants-es n’ont toujours pas été ni entendus-es, ni même écoutés-es, encore moins pris en compte.

Cette différence de traitement est tout simplement consternante !

Y aurait-il une hiérarchie dans la gravité que nous n’ayons pas compris ?
Toutes les voix ont-elles bien la même valeur au sein de l’école d’art ?

SUD Éducation Vaucluse


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