De l’Art !... ou du cochon ?

A l’École des Beaux Arts d’Avignon …
dimanche 10 juin 2012
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Le 29 mai 2012 au sein de l’École des Beaux Arts d’Avignon, des
« commissions » reçoivent et entendent les étudiants -es de troisième
année, terminant une procédure de sélection bafouant ouvertement les textes réglementaires en vigueur et les règles les plus élémentaires d’équité et de justice.

Le lendemain, 30 mai 2012, 15 étudiants apprennent indirectement,
par voie d’affichage qui’ls-elles seraient évincés-es de la possibilité
de poursuivre leurs études en Master au sein de leur école : leur nom
ne figure pas sur la liste affichée, mentionnant uniquement les noms et
prénoms de celles et ceux autorisés-es.

Depuis cette date, la parole des étudiants-es retrouve une place …

De l’Art ! … dans la mise en place d’une organisation féodale ?

....... De l’Art, dans une école, dans laquelle les enseignants -es titulaires ont peu à peu disparu au profit d’enseignants-es précaires ; une école où les intervenants-es extérieurs-es affichés-es sont deux fois plus nombreux-ses que les enseignants-es permanents-es ; les
témoignages en notre possession sur les « prestations » de ces
intervenants-es posent clairement la question des critères qui ont
conduit à leur choix.

....... De l’Art, dans une école dans laquelle n’existe aucun règlement
intérieur depuis tant d’années, dans laquelle le Conseil Pédagogique
n’est plus que l’ombre de ce qu’il devrait être, une école dans laquelle le tout puissant directeur Ferrari a choisi aussi de garder la main ferme sur le Conseil d’Administration, n’hésitant pas à enfreindre ouvertement la Loi en octobre 2011 en annulant les élections des représentants des étudiants dans cette instance ; les élus n’étaient probablement pas « convenables » à ses yeux.

De l’Art ! … dans la procédure d’admission à la poursuite d’études en cycle Master ?

....... De l’Art, dans l’absence d’un Livret d’étudiant 2011-12, dans
l’existence de plusieurs versions d’un Livret d’étudiant 2010-11.
De l’apprentissage de l’Art probablement pour les étudiants-es, qui
doivent deviner quand ils faut se référer à telle ou telle version de ce
document, et quand ce document n’existerait que pour être ignoré.

....... De l’Art, dans l’absence de calendrier officiel, dans l’absence de
convocations écrites nominatives officielles, dans l’évolution de
« commissions consultatives » devenues subitement décisionnaires.

….... De l’Art, dans le mépris des enseignants-es, responsables des
études passées et à venir, dont la consultation n’a pas été ni
systématisée, ni même organisée.

…..... De l’Art, encore dans l’affichage public d’une liste, de fait non officielle, comportant les noms et prénoms des heureux et heureuses
admis-ses à poursuivre leurs études au sein de l’école ; aucune
communication nominative officielle sur les productions de ces
« commissions », aucun Procès Verbal officiel, pas plus de compte rendu écrit ...

….... De l’Art, dans les libertés prises à l’égard de règles, qui figurent
pourtant sur toutes les versions en notre possession du livret
d’étudiant, quand à la tenue de ce « conseil d’orientation et d’accès en
second cycle » ; malgré les détails précisés sur la composition
réglementaire de ce conseil, le « Directeur d’Établissement » Ferrari
s’est cru dispensé de siéger obligatoirement.

….... De l’Art, enfin, dans les propos du directeur Ferrari, lors d’un
entretien accordé à un journaliste du journal La Provence, espérant
peut-être pouvoir officialiser dans ce quotidien les décisions
juridiquement inapplicables d’une commission inique, et étouffer par la
même toute contestation.

De l’Art ! … dans la procédure de présentation des étudiants-es au diplôme Master – DNSEP ?

....... De l’Art, dans le passage en force, orchestré par le directeur Ferrari, pour imposer la présentation au Master - DNSEP d’une étudiante, pour laquelle de nouvelles règles seraient opportunément inventées : totalement absente de l’École des Beaux Arts d’Avignon durant l’ensemble de l’année universitaire, sans le moindre suivi des
enseignants de la discipline, cette étudiante probablement « hors
normes » pourrait, à l’heure où nous écrivons, remettre son mémoire
quand bon lui semble, alors que la date de remise du 12 mai figure pour les autres étudiants-es comme un impératif réglementaire qu’ils et elles ont respecté.

…..... De l’Art, encore, dans la constitution par le directeur Ferrari du
Jury 2012 de soutenance du DNSEP : hasard ?.. ou véritable choix
artistique, lorsque le Président du Jury, Monsieur Eric Mangion, Directeur du Centre d’art de la Villa d’Arson, critique et commissaire d’exposition, se retrouve juge et partie, puisque employeur depuis le début de l’année universitaire 2011-12 de l’étudiante précitée.

....... De l’Art, enfin, lorsque nous découvrons que le directeur Ferrari est le directeur de mémoire de cette étudiante décidément bien
chanceuse ; de l’excellence de l’Art, certes, mais désormais diversement assumé : la plaquette officielle produite par l’École des Beaux Art d’Avignon pour faire sa promotion, autour des soutenances des DNSEP, mentionne bien, sur chacune des fiches dédiées, l’identité des directeurs-trices de mémoire de de 6 étudiants-es ; aveu explicite du directeur Ferrari ? Ce dernier n’a pas osé faire figurer son nom sur la fiche de sa protégée, laissant penser que cette étudiante se présentera sans directeur de mémoire aucun !

De l’Art ! … dans l’entretien d’un système clientéliste ?

....... De l’Art, dans l’application régulière de règles diverses et variées,
dans le seul but de s’attacher les services et la résignation de toutes et tous !

Enseignants-es, précarisé-es, asservis-es ou muselés, au choix ;
enseignants-es remercié-es, au sens propre, auxquels-les sont
octroyées les faveurs du prince, étudiantes propulsées au statut de
princesses, devant dès lors être considérées avec les honneurs dus à
leur rang.

De l’Art ! … dans la gestion et l’utilisation des fonds publics ?

....... De l’ Art, dans le financement organisé par le directeur Ferrari,
avec si peu d’habilité, de voyages et trajets Avignon-Paris-Avignon, au
profit d’une de ses étudiantes favorites, sous couvert de fumeux projets artistiques.

De l’Art ! … dans le mépris ouvert et permanent des étudiants-es ?

....... De l’Art, dans les postures désormais normalisées par l’artiste en
chef Ferrari, en vigueur dans l’Ecole des Beaux Arts d’Avignon depuis
beaucoup trop longtemps : à l’heure où nous écrivons, « quelques très,
très rares étudiants-es égarés-es seraient instrumentalisés-es par les
syndicalistes de SUD ». Monsieur le Directeur Ferrari envisagerai être
devenu si important que victime d’un véritable complot.

…..... De l’Art, dans les propos tenus très fréquemment par le directeur
Ferrari aux étudiants-es : pressions et menaces pour imposer une
nouvelle Loi, commentaires oraux publics et privés dégradants.

…..... De l’Art, encore dans les propos du directeur Ferrari à 2 jours des
examens de Licence - DNAP, choisissant de faire parler les enseignants-es de l’École des Beaux Arts d ’Avignon dans le quotidien local La Provence du samedi 2 juin 2012 : « … reste à savoir que cette
promotion est décrite depuis quelques mois comme médiocre par les
professeurs ... »

…..... De l’excellence de Art, dans l’appréciation du directeur Ferrari, de
mettre en place ainsi, juste avant le début d’examens importants, une
ambiance et des conditions de réussite pour le plus grand nombre des
étudiants-es.

De l’Art ! … dans l’usage des pressions et des menaces ?

....... De l’Art, dans les menaces proférées par le directeur Ferrari à
l’automne 2011, à l’encontre des étudiants légitimement élus, alors que ceux-ci venaient lui demander des explications sur annulation décidée par ce directeur décidément souverain .

....... De l’Art bien sûr, également, dans les rapports instaurés par le
directeur Ferrari, choisissant depuis trop longtemps de seulement
manier la carotte, mais aussi le bâton.

De l’Art ! … … dans une nouvelle conception « féministe », probablement avant-gardiste ?... pour normaliser toutes les dérives ?

....... De l’Art, mais si, bien sûr, de l’Art, dans les pratiques permanentes
de harcèlement du directeur Ferrari à l’égard d’étudiantes probablement convoitées.

…..... De l’Art, aussi, dans les propos du directeur Ferrari :

– souhaitant probablement la bienvenue à une étudiante lors du
concours d’entrée à l’ESAA : « c’est sûr que tu vas être prise,
ça suffit de prendre seulement des boudins »...

– dans un discours évidemment pédagogique, répondant à une
étudiante venue demander ce qu’il en était de l’absence d’un
enseignant : « … mais enfin, ne te plains pas, profites-en pour
te promener nue et aller baiser ! »

– croisant encore au détour d’un couloir cette étudiante : « … oh
toi, je reconnaîtrai tes jambes entre mille, mais je suppose que
je dois te laisser tranquille ».

…..... De l’Art, encore et toujours, dans les massages de la nuque
imposés par le directeur Ferrari à des étudiantes.

…..... De l’Art, toujours, dans les caresses des jambes, imposées elles-aussi par le directeur Ferrari à des étudiantes qui avaient eu l’audace de revêtir un short certainement trop court.

…..... De l’Art, à moins que ce ne soit de la propagande pour les
fabricants de tabac, lorsque le directeur Ferrari conseille une autre
étudiante : « ...est-ce que tu as déjà fumé la pipe ? C’est toujours
agréable, une bonne pipe ! »

…..... De l’Art, pour terminer et en finir, à l’occasion d’une des
nombreuses et si fameuses « performances » dont semble profiter
régulièrement le directeur Ferrari, lorsque ce dernier n’hésite pas à
s’imposer physiquement entre les cuisses d’une étudiante de première
année.

De l’Art ? Pas le moindre !

Mystifications, manipulations, dérives et abus … l’œuvre du directeur Ferrari ne peut continuer !

Réveillez-vous !

Étudiants, étudiantes encore en retrait, jusqu’où et jusqu’à quand continuerez-vous à espérer apprendre dans de telles conditions ?

Enseignants, enseignantes, chers collègues, combien de temps encore faudra-t-il pour que vous cessiez de cautionner implicitement les dérives qui défilent sous vos yeux depuis si longtemps ?

Madame le Ministre, Maire d’Avignon, Madame Marie- José Roig, Présidente du Conseil d’Administration de l’École des Beaux Arts d’Avignon, il n’est plus possible de laisser ainsi dériver l’Ecole des Beaux Arts d’Avignon.


Tribune publiée à l’occasion de l’AG des Etudiants -es de l’Ecole des Beaux Arts d’Avignon, vendredi 8 juin 2012, diffusée massivement depuis par voie électronique et à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Avignon samedi 8 juin 2012.


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