Manifestation unitaire retraitéEs

dimanche 25 septembre 2011
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A Avignon : Rassemblement à 10 H 30 devant la Cité Administrative, et défilé Rue de la République

ommuniqué de l’Union Nationale Interpofessionelle des Retraités de Solidaires

L’Union Nationale Interprofessionnelle des Retraités Solidaires (UNIRS) constate que les politiques de rigueur et d’austérité continuent d’être appliquées par la plupart des gouvernements qui, eux-mêmes, continuent de se conformer aux exigences des détenteurs de capitaux présentés sous le faux nez de « marchés financiers ».

En France, le Premier ministre, largement responsable, avec d’autres, des déficits publics par un quart de siècle de politique budgétaire et fiscale et par les cadeaux fiscaux et sociaux faits aux plus riches par ses gouvernements depuis 2007, a eu l’indécence de présenter un plan « anti déficit » le 24 août. Une nouvelle fois, la loi sera dure pour les petits et les modestes, pendant qu’elle continuera de privilégier une minorité. Les quelques annonces lancées pour essayer de réduire quelques niches fiscales non essentielles (TVA sur les parcs de loisirs, taxation de plus values immobilières sur les résidences secondaires) ont été rapidement suivies d’une montée au créneau de quelques sénateurs ou députés de la majorité présidentielle pour s’opposer à ces timides remises en cause d’avantages. Par contre, nous n’avons vu aucun de ceux-ci mettre en cause la hausse de la CSG sur les salaires, ni la nouvelle taxation des complémentaires santé qui auront des conséquences sur la majorité de la population et, à terme, sur la santé de nos concitoyens. Le même jour, le Premier ministre annonçait le report à 2012 du dossier de « l’aide à l’autonomie des personnes fragilisées ». Motif invoqué : les finances publiques sont exsangues, il y a donc nécessité pour l’Etat de réduire ses dépenses publiques pour garder la note « AAA » attribuée par les agences de notation. Ainsi, très concrètement, ce gouvernement décide de maintenir certains privilèges et avantages pour une très faible minorité de la population, et de sacrifier, pour ce faire, les personnes handicapées, les personnes en perte d’autonomie, après d’autres, tels les chômeurs, les précaires, les retraités, etc. La politique de la France se fait manifestement « à la corbeille ». On peut même affirmer que ce sont, de plus en plus, et de fait, les principaux détenteurs de capitaux qui font la loi.

Face à cette situation, il serait indispensable de construire un mouvement social rassembleur, unitaire, et déterminé. A son niveau, l’UNIRS essaye de favoriser ces convergences. Nous appelons donc à participer aux initiatives et aux actions unitaires qui auront lieu dans les départements et les régions le jeudi 6 octobre pour l’amélioration du pouvoir d’achat des personnes retraitées disposant d’une retraite modeste et contre l’enterrement par le gouvernement du dossier « Perte d’autonomie ».

L’UNIRS rappelle encore son exigence de création d’une prestation universelle d’aide à l’autonomie des personnes fragilisées, quel que soit leur âge, prise en charge à 100% par la solidarité nationale dans le cadre de la Sécurité sociale. L’UNIRS souligne aussi que, dans l’immédiat, il est urgent d’aider certains départements à financer l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ; de même, des moyens financiers peuvent être trouvés rapidement, en supprimant les scandaleuses baisses de taxations opérées au profit des plus riches, pour pouvoir aider certains services d’aide à domicile ou en établissement et pour diminuer les restes à charge des familles. Le fait d’arrêter le dossier n’arrête pas les problèmes des personnes fragilisées.

L’UNIRS constate qu’après la journée « des retraités » du 6 octobre, , il y aura, le 7 octobre, une action « unitaire » pour l’application effective du droit au logement, le 8 octobre des actions pour un renforcement, indispensable et urgent des droits et indemnisations des chômeurs et des chômeuses. A ce jour, ce qu’il reste de l’intersyndicale interprofessionnelle n’est pas parvenu à se mettre d’accord sur des mots d’ordre précis de mobilisation pour la journée du 11 octobre. L’UNIRS déplore cette fragmentation extrême des revendications et des mobilisations.

En effet, la situation économique et sociale, l’état des inégalités, les misères d’un côté, les richesses indécentes de l’autre, exigent des mobilisations d’une tout autre ampleur. Les personnes retraitées, membres de l’UNIRS, fortes de leurs expériences militantes passées et récentes, estiment que le temps n’est pas à la fragmentation des revendications sociales et à l’appel à des journées isolées et spécifiques. Il est grand temps de changer les choix politiques et économiques.

Ci-dessous l’appel unitaire du Vaucluse :



Documents joints

Le communiqué unitaire Vaucluse
Le communiqué unitaire Vaucluse