janvier 2011 - Les conditions de reprise du travail d’Emma Pouillet, enseignante au LEP Robert Schuman, Campus des sciences et techniques, en Avignon

Une administration de l’Education Nationale qui maltraite ses enseignants est-elle crédible lorsqu’elle prétend oeuvrer pour le bien-être des enfants ?
lundi 14 février 2011
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A la rentrée des classes de ce 04 janvier 2011, Emma Pouillet reprend le travail dans son établissement, le Lycée d’Enseignement Professionnel Robert Schuman, en Avignon, à l’issue d’une grossesse pathologique, prolongée d’un congé maladie.

Dès Le jeudi 06 janvier entre 16h00 et 17h00, durant le cours de français de la classe de TCELE, en groupe, des insultes fusent subitement entre deux élèves, ces derniers en viennent immédiatement aux mains, des coups de poing sont échangés ; Emma Pouillet met de longues minutes à séparer les deux élèves, avec beaucoup de difficulté. L’élève agresseur se trouve encore très violent et menaçant, il continue de proférer des insultes : « Je vais t’éclater ... », « T’es mort ... » , « Je vais te défoncer ... ».
L’enseignante décide de confier temporairement le groupe au délégué de classe pour accompagner l’agresseur à la vie scolaire.
Aucun Conseiller Principal d’Éducation n’est présent, Madame Pouillet informe le surveillant de la situation et lui demande de prendre en charge l’élève.
L’enseignante réintègre sa classe, essayant d’utiliser le temps restant pour calmer les esprits.
A l’issue de son cours à 17h00, elle se rend à nouveau à la vie scolaire ; il n’y à toujours pas de C.P.E, le même surveillant lui indique avoir libéré l’élève agresseur une dizaine de minutes après la sonnerie de fin de cours, afin que les 2 protagonistes de la bagarre ne se rencontrent pas, il indique que l’élève s’est calmé et qu’  « on verra demain » .
Compte tenu de la gravité de l’incident et des menaces proférées, Madame Pouillet demande que la direction de l’établissement soit informée.

Le lendemain, vendredi 07 janvier, de 8h00 à 10h00, Emma Pouillet a cours durant 2 heures avec le même groupe d’élèves que la veille.
Dans le hall d’accueil du lycée, elle rencontre vers 7h40 le surveillant côtoyé la veille, ce dernier lui apprend que l’élève victime a été retrouvé la veille vers 17h15, « en sang » , « nez pété, dents cassées » , devant l’entrée principale du lycée ; il a été emmené à l’infirmerie, pour être ensuite acheminé par les pompiers jusqu’à l’hôpital Henri Duffaut, un certificat médical faisant état de 7 jours d’ITT a été rédigé par le médecin.
Monsieur Humbert, Proviseur, a été mis au courant après que les pompiers aient pris en charge l’élève blessé.

Monsieur Favreau, Proviseur-Adjoint, vient à leur rencontre dans le hall, il ne semble pas au courant de la situation, le surveillant lui délivre ses dernières informations.
Madame Pouillet demande à Monsieur Favreau : « Qu’est ce que je fais ? », « Qu’est ce qu’on fait ? », « J’ai cours avec cette classe de 8h00 à 10h00 »

Monsieur Favreau lui répond : « Je ne sais pas, il faut que je me renseigne : l’élève blessé a déclaré qu’il s’était blessé tout seul en tombant d’un mur …. c’est plausible …. et puis, ça s’est passé en dehors de l’établissement ».

Madame Pouillet rappelle le déroulement détaillé des évènements, les menaces, insiste sur l’évidence.
Monsieur Favreau interrompt la discussion : « on verra ça plus tard »

Notre collègue rejoint sa classe et y pénètre, elle laisse la porte entr’ouverte et prépare ses affaires et son cours.
Elle entend ses élèves arriver dans le couloir, ils sont particulièrement excités, discutent et rient bruyamment, se moquant ouvertement de la version accidentelle donnée par l’élève victime ; plusieurs élèves se vantent et claironnent : « on lui en fera autant et même plus s’il revient au lycée dès son retour »
Les élève entrent dans la salle et s’installent, l’élève agresseur n’est pas là.
Madame Pouillet exprime son mécontentement et sa tristesse des évènements survenus durant et après le cours de la veille.
Mais les élèves sont surexcités, leurs réponses envahissent la salle : « On va le tuer » , crie un premier, « je lui éclaterai la tête » , répond un deuxième, mimant son propos, « on va le crever », « il pourra jamais revenir ici » ...
Cette situation dure de longues minutes malgré les efforts de l’enseignante.
Vers 8h20, Madame Pouillet assiste avec consternation à l’entrée dans sa classe de l’élève agresseur ; des marques caractéristiques sur son visage semblent confirmer sa participation à une récente et violente bagarre.
L’excitation de tous les élèves prend encore de l’ampleur avec l’arrivée de ce ’’ héros ’’, les élèves haussent encore la voix, poursuivant l’escalade de propos injurieux et menaçants à l’égard de l’élève victime.

Madame Pouillet repète de nombreuses fois : « Calmez-vous, taisez-vous, il n’est pas possible de faire cours dans de telles conditions »

Les élèves focalisaient auparavant sur l’élève victime et le futur qu’ils lui promettaient, leurs propos changent désormais clairement de cible :
« C’est quoi c’te prof ?.. »
« Ca va pas se passer comme ça ... »
« On est venu pour faire cours, sinon ... »
« Pourquoi vous le défendez, vous êtes avec lui ou quoi ?... »
« Vous allez voir si vous faites pas cours ... »

Ils se lèvent, s’agitent, s’apostrophent, les uns les autres.
L’enseignante a peur : peur de ces propos menaçants qui lui sont directement destinés, peur de ces élèves
déchainés, peur d’un nouveau passage à l’acte.
Emma Pouillet prend la décision de quitter sa salle avec les élèves afin de trouver du soutien à la vie scolaire ; notre collègue annonce plusieurs fois aux élèves qu’  « il n’est pas possible de faire un cours dans de telles conditions », « nous allons quitter la salle ensemble, nous nous rendons à la vie scolaire »  ; elle range ses affaires, ouvre la porte de la classe et s’y tient, attendant encore de longues minutes que les élèves se calment lentement, avant de rejoignent le couloir pour la suivre.

Emma Pouillet arrive à la vie scolaire avec ses élèves ; de même que la veille, aucun CPE n’est présent ; se trouvent là trois surveillants et Monsieur Favreau, Proviseur-Adjoint ; elle explique à ce dernier la situation explosive dans le groupe, les multiples propos menaçants, l’impossibilité évidente de mener un quelconque cours et les risques évidents encourus.

Les élèves intègrent la permanence ; on entend un surveillant accablé :  « Fermez vos gueules, c’est pas vous les chefs, ici. Vous allez faire ce qu’on vous dit » .
Monsieur Favreau insiste pour avoir un entretien avec Madame Pouillet dans son bureau ; il soutient encore que l’élève victime s’est blessé tout seul puisque c’est ce qu’il dit.
Monsieur Favreau ne se déplace pas pour se rendre devant les élèves.

Monsieur Favreau persuade l’enseignante d’entrer dans le bureau pour s’y entretenir ; elle lui demande ce qui a été fait avec cette classe : « On en a viré trois l’an passé, on peut pas tous les virer » lui répond le Proviseur-Adjoint.
A la demande de Monsieur Favreau, elle rédige un rapport écrit des évènements, se rend dans la salle des professeurs pour y boire un verre d’eau et revient dans le bureau.
Monsieur Favreau insiste : « Vous reprenez la classe immédiatement, je fais garder l’élève agresseur. »
Il ajoute encore : « Je ne peux pas faire mieux, je suis tout seul » .
Monsieur Favreau reproche à Madame Pouillet d’avoir fait figurer les termes « inertie de l’administration » dans le rapport qu’elle vient de rédiger, il conteste l’utilisation par l’enseignante du droit de retrait.
Madame Pouillet explique et maintient sa position.
Monsieur Favreau met fin à l’entretien en se dirigeant immédiatement en direction du bureau de Monsieur Humbert, Proviseur.

Madame Pouillet se rend dans la salle des professeurs et croise une collègue, qui lui indique que ces mêmes élèves, la veille au matin, ont craché durant toute l’heure à tour de rôle dans la poubelle de la classe sans qu’elle ne parvienne à les arrêter.

Pour rappel, l’année passée, un élève de cette classe a cassé le bureau du Proviseur-Adjoint à l’occasion d’une convocation et a été exclu définitivement pour cela ; d’autre part, le collègue qui avait en charge ces élèves en lettres-histoire a vécu une année très difficile ; lors de la répartition des classes dans la discipline, l’administration de l’établissement a attribué cette classe à Madame Pouillet, alors absente pour congé de maternité.

Dans la semaine qui suit ces incidents graves, autour du 15 janvier, Monsieur Humbert, Proviseur, est directement questionné : « Que faisons-nous ? Ne pensez-vous pas qu’une intervention devant cette classe soit nécessaire ? »
Monsieur Humbert répond : « On ne fait rien, on enquête. »

Le lundi 17 janvier, à l’occasion du conseil de classe de TCELE, aucun enseignant de l’équipe pédagogique n’est au courant de se qui s’est passé.
Monsieur Favreau annonce la venue d’une cellule du rectorat, pour le vendredi 21 dans l’après-midi.
L’élève victime est absent une semaine .

La cellule du rectorat obtient les aveux de l’élève agresseur le vendredi 21 janvier.
Le CPE en charge de la classe et Monsieur Favreau reçoivent l’élève agresseur et sa mère le 25 janvier ; Monsieur Favreau prononce 8 jours d’exclusion ferme dont 3 jours avec sursis, l’exclusion aura lieu à partir du mercredi 26 janvier.
Aucune intervention particulière n’est réalisée auprès de la classe, aucun conseil d’éducation, aucun conseil de discipline ne sont convoqués.

Le lundi 24 janvier à l’issue d’un conseil de classe, Monsieur Favreau informe Madame Pouillet d’une prochaine inspection, il lui remet une lettre de Madame Topalian, IEN, courrier daté du 23 janvier : « Madame, J’ai l’intention de vous inspecter jeudi 27 janvier de 9h00 à 10h00 en histoire géographie.. »

Le mercredi 25 janvier à 8h00, Monsieur Mouammar, Proviseur-Adjoint demande à Madame Pouillet de se rendre à un entretien avec lui-même et Monsieur Humbert, Proviseur, le même jour à 11h00 ; il précise qu’il s’agit d’aborder la question du droit de retrait.
Notre collègue a 7 heures de cours ce jour là, la pression continue exercée sur elle commence à peser lourdement.
Elle répond qu’elle ne se rendra pas à cet entretien, expliquant qu’elle a déjà une journée très chargée et qu’elle souhaite disposer du temps nécessaire pour être représentée et assistée.

Le mercredi 26 janvier vers 15h00, Madame Pouillet consulte sa messagerie électronique ; Monsieur Mouammar lui a adressé un message électronique daté du 25/01 à 18h00 : « M. Humbert et moi-même souhaitons vous rencontrer dans mon bureau jeudi 27 janvier à 14h00. Pouvez-vous confirmer votre présence ? » .
L’objet de la rencontre n’est pas précisé.
Le message est également adressé en copie à Monsieur Humbert, Proviseur.
Confrontée à des pressions désormais permanentes, Madame Pouillet demande assistance au syndicat SUD’Education Vaucluse.

Le mercredi 26 janvier, SUD Éducation Vaucluse répond par courriel que notre collègue « ne peut si ne souhaite répondre favorablement à la demande d’entretien »  : 1) son emploi du temps de ce jeudi 27 est surchargé, inspection, réunion d’équipe disciplinaire, heures de cours, conseil de classe ….. 2) elle souhaite par ailleurs être convoquée avec suffisamment de temps pour pouvoir se faire représenter et assister, 3) Demande est faite que l’objet de la convocation doit être précisé.

Jeudi 27 janvier – Inspection de Madame Nathalie Topalian - IEN (Inspectrice de l’Education Nationale)
Monsieur Mouammar assiste à l’inspection ; Madame l’Inspectrice précise précise qu’elle a personnellement décidé de la présence de Monsieur le Proviseur-Adjoint.
Madame l’Inspectrice est tout sauf cordiale, pas de bonjour adressé aux élèves, aucune explication ni présentation.

A l’issue du cours avec les élèves, Madame l’inspectrice Nathalie Topalian déclare que l’entretien aura lieu dans le bureau de Monsieur Mouammar.
Cet entretien qui suit la séance de cours débute :  « Je tiens à vous préciser que je ne viens pas à la demande de l’administration. » déclare Madame l’Inspectrice à l’enseignante.

Madame l’inspectrice Nathalie Topalian exhibe pourtant un dossier contenant : le rapport écrit de Madame Pouillet sur les incidents survenus, les courriels échangés à propos de l’entretien avec l’administration, ainsi qu’une pétition, réalisée par une autre classe faisant état de la sévérité de Madame Pouillet et demandant le retour du remplaçant Monsieur Mechlouf ...
L’inspectrice évoque des tensions, un manque de communication et de collaboration avec l’administration, soulève une incapacité à enseigner, évoque la nécessité d’accompagnement par un professeur formateur …

Suivent encore nombre de critiques diverses et variées sur le thème du cours, le cours lui-même, son déroulement, son animation, son positionnement dans la formation, la progression elle-même …. bref, il n’y a vraiment rien de bon.

Madame l’Inspectrice questionne encore l’enseignante sur les récents congés maternité et congés maladie, pour lesquels elle demande des précisions : combien de congé parentaux, combien de congés maladie, quelles dates…

Jeudi 27 janvier au soir à l’occasion d’un conseil de classe, Madame Pouillet interpelle Monsieur Mouammar, Proviseur-Adjoint, lui faisant part de sa stupéfaction, en comprenant que ce dernier n’ait pas jugé bon de la tenir informée de l’existence d’une pétition réalisée par certains de ses élèves.

Elle lui rappelle que contrairement à ce qui a été rapporté à Madame Nathalie Topalian, elle ne refuse pas de le rencontrer pour un entretien, mais qu’elle souhaite simplement avoir connaissance du motif par écrit et qu’elle souhaite aussi avoir le temps nécessaire pour être représentée et assistée.
Monsieur Mouammar lui répond : « On n’a pas que ça à faire, vous n’êtes pas une reine, on n’est pas à vos pieds »  ; il rajoute encore : « De toutes façons, on va vous envoyer un Mél ! »

Lundi 31 janvier, SUD Education Vaucluse joint Madame Nathalie Topalian, l’IEN, par téléphone en début d’après-midi, afin d’obtenir « quelques précisions sur une inspection réalisée par elle le jeudi 27 à Avignon, sur le LEP Robert Schuman, auprès de Madame Pouillet. »
Madame Topalian accepte de nous répondre, « si cela ne dure pas trop ... » .

SUD Education 84 : « Vous avez inspecté Madame Pouillet, quel était le cadre fixé pour cette inspection, s’agissait-il d’une inspection destinée à réaliser une évaluation pédagogique ? »

Nathalie Topalian : « Ce n’était pas une inspection, c’était une visite pédagogique »

SUD Education 84 : « Cette distinction entre inspection et visite pédagogique a-t-elle été clairement signifiée à l’enseignante ? »

Nathalie Topalian :  « Oui, bien entendu »

( Le courrier du 23 janvier signé de Madame Topalian, fait état d’une inspection)

SUD Education 84 : « Vous avez questionné Madame Pouillet sur ses congés maternité et congés maladie, en lui demandant des précisions ? »

Nathalie Topalian : « Oui, effectivement … j’ai demandé des précisions sur les dates, j’ai noté une reprise du travail depuis 3 semaines après un congé maternité »

SUD Education 84 : « Pourriez-vous me dire pour quelle raison et à quel titre vous avez questionné Madame Pouillet sur ses congés maternité et maladie ? »

Nathalie Topalian : « Je … je ne … je ne souhaite pas m’exprimer là dessus … »

SUD Education 84 : « Madame Topalian, j’ai une dernière précision à vous demander : pouvez-vous m’expliquer pour quelle raison vous avez demandé la présence de Monsieur Mouammar, Proviseur-Adjoint, durant la séance de cours, et pour quelle raison l’entretien avec Madame Pouillet qui a suivi cette séance s’est déroulé dans le bureau de ce dernier ? »

Nathalie Topalian : « Je …je ... je ne souhaite plus m’exprimer … notre entretien est terminé »

SUD Education 84 : « Nous ne comprenons vraiment pas, ni à quel titre, ni pour quelle raison vous avez questionné Madame Pouillet sur ces congés maternité et maladie ; nous ne comprenons pas plus la présence d’un Proviseur-Adjoint durant l’inspection et l’entretien qui s’en est suivi, nous ne comprenons pas que cet entretien se soit déroulé dans son bureau ; puisqu’il n’est pas possible d’en discuter ensemble, nous saisirons Monsieur le Recteur d’Académie.

Au revoir, Mada ... »

Mais le téléphone de Madame l’Inspectrice est déjà raccroché.

Le lundi 31 janvier, en début d’après-midi, SUD Education Vaucluse joint Monsieur le Proviseur Humbert par téléphone, pour obtenir un rendez-vous et mettre en place une Heure Mensuelle d’Information Syndicale : cette demande est confirmée dans l’après-midi par courriel.
« Je vous confirme ma demande de rendez-vous pour aborder la situation
 de Madame Emma Pouillet, PLP Lettres-Histoire au LEP Robert Schuman. »

« Je vous confirme par la présente la demande du syndicat
SUD Éducation Vaucluse, pour l’organisation d’une HMIS (heure mensuelle d’information syndicale) sur le LEP Robert Schuman. »

Mardi 01 février, Emma Pouillet reçoit dans son casier un courrier de Monsieur Humbert, daté du 27. Monsieur le Proviseur lui manifeste son mécontentement d’avoir fait appel à une assistance syndicale : « Je viens d’apprendre par personne interposée (j’aurais préféré le savoir par vous-même) ... que vous ne pouviez pas nous rencontrer ce jeudi 27 janvier, après avoir refusé, pour surcharge de travail, un premier rendez-vous mardi 25. »
Monsieur Humbert revient sur le rapport d’incident du 7 janvier et sur la question du droit de retrait :
« ... les services de la DIPE, convaincus comme nous, que vous ne couriez pas ce jour-là un danger le justifiant, me demandent de vous donner le choix entre une récupération des heures perdues et un retrait de salaire.
Quand envisagez-vous de récupérer les heures perdues ? »

Monsieur le Proviseur explique également qu’il a reçu le délégué de classe de 1re SEN2, qui lui a apporté « une pétition pour le retour de M. Mechlouf. »
Et il développe : « Comme j’en ai l’habitude, je souhaitais vous la remettre avec les commentaires prononcés par l’élève, confiant dans le fait que vous sauriez professionnellement en tenir compte. Il n’est pas dans mes pratiques d’encourager ce genre de démarche et lorsqu’elle à lieu, le professeur en est immédiatement averti, « quand c’est possible » » .

Mardi 01 février, Emma Pouillet se rend dans le bureau de Monsieur Mouammar, elle avait prévenu le secrétariat de Monsieur le Proviseur-Adjoint de lui préparer une liste de pièces administratives en fin de semaine passée.
Une copie de son précédent rapport d’inspection lui est fournie, ainsi que l’ensemble de sa notation administrative dans l’établissement.

Alors que Madame Pouillet questionne Monsieur le Proviseur-Adjoint sur les copies de la pétition et du rapport d’incident qui ne lui ont pas été remis, celui-ci lui répond :
« La pétition, on ne l’a plus, c’est l’inspectrice qui a dû l’emporter par mégarde . »

Il ajoute encore : « Votre rapport d’incident, c’est Monsieur Favreau qui doit l’avoir » .

Mardi 08 février, Emma Pouillet récupère copie de son rapport d’incident auprès du secrétariat de Monsieur Mouammar, elle trouve dans son casier un courrier adressé par Monsieur Favreau, Proviseur-Adjoint, courrier daté du même jour : « suite à une demande de la DIPE du Rectorat, je vous serais reconnaissant de bien vouloir me dire, dans un délai raisonnable, comment vous avez (ou allez) compensé (er) les deux heures non assurées en CAP Pro Elec le 7 janvier 2011. »


Pour en savoir un peu plus sur ce "cas d’école" de harcèlement, consultez nos autres productions sur cette triste histoire :

Bonjour le management à la "méthode France Télécom" ... ça se passe à Avignon - HMIS - Heure mensuelle d’information syndicale - Campus des sciences & techniques - LEP Robert Schuman - LGT Philippe de Girard - Mépris, négation et autres humiliations : les productions d’une équipe de direction autoritaire !

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Campus des sciences et techniques - LEP Robert Schuman - Devant le proviseur Bernard Humbert totalement sourd, SUD Education 84 écrit au recteur pour faire respecter les droit et la dignité d’une enseignante ...

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