Même au sein de l’Organisation Internationale du Travail, les dirigeants ne respectent pas le droit du travail !

jeudi 11 novembre 2010
popularité : 51%

" ... la direction ne respecte pas le règlement du personnel, le droit à la négociation collective et à la liberté d’association .... "

"... un grand nombre de contrats temporaires ..."

Mouvement de grève au siège du BIT à Genève
10 novembre 2010 16:28
Le siège du BIT à Genève (à l’arrière plan) est au centre du mouvement de grève. - Martial Trezzini [Keystone]
Le siège du BIT à Genève (à l’arrière plan) est au centre du mouvement de grève. - Martial Trezzini [Keystone]
Plus de 500 employés du Bureau international du travail (BIT) ont bloqué mercredi à Genève les travaux du conseil d’administration de l’organisation. Ils ont brandi une menace de grève pour la semaine prochaine si, d’ici là, la direction ne répond pas à leurs demandes.

Lors d’une assemblée générale extraordinaire, les employés du Bureau international du travail (BIT) ont voté à l’unanimité (moins deux abstentions) le blocage de la session du Conseil, l’organe exécutif du BIT. Ils ont empêché les 56 membres du Conseil d’entrer dans la salle qui est restée vide, a constaté l’ATS.

Les employés ont formé une chaîne humaine toutSelon le syndicat, la direction ne respecte pas le règlement du personnel, le droit à la négociation collective et à la liberté d’association et n’en fait qu’à sa tête dans la politique de recrutement. Le personnel proteste également contre le grand nombre de contrats temporaires sans sécurité de l’emploi.Selon le syndicat, la direction ne respecte pas le règlement du personnel, le droit à la négociation collective et à la liberté d’association et n’en fait qu’à sa tête dans la politique de recrutement. Le personnel proteste également contre le grand nombre de contrats temporaires sans sécurité de l’emploi. autour de la salle en brandissant des pancartes : "BIT : ta négociation collective fout le camp", "Le BIT un exemple à ne pas suivre", "Non au fait du prince". Les délégués du Conseil sont restés à l’extérieur de la salle et la séance prévue mercredi a été reportée à jeudi.
Grève possible le 17 novembre

"Nous avons réussi. La séance du Conseil a été annulée", a déclaré le président du comité syndical du BIT Christopher Land-Kazlauskas, qui s’est félicité du soutien massif du personnel au mouvement de protestation.

Les quelque 500 fonctionnaires présents à l’assemblée générale (sur 900 employés du BIT à Genève, 2000 au total dans le monde) ont également décidé de donner un délai jusqu’au 16 novembre à la direction générale et au Conseil d’administration pour répondre à leurs demandes.

Une nouvelle assemblée générale aura lieu ce jour-là et si, les réponses ne sont pas satisfaisantes, l’organisation d’une grève d’une journée le 17 novembre sera soumise au vote. "Il y a trop longtemps que nous attendons et rien ne bouge", a expliqué le président du comité syndical du BIT Christopher Land-Kazlauskas.
Une année pour renégocier

Selon le syndicat, la direction ne respecte pas le règlement du personnel, le droit à la négociation collective et à la liberté d’association et n’en fait qu’à sa tête dans la politique de recrutement. Le personnel proteste également contre le grand nombre de contrats temporaires sans sécurité de l’emploi.

Dans une déclaration, la direction du BIT a reconnu des divergences en matière de procédures de recrutement et de sélection. L’administration souhaite avoir une année supplémentaire pour renégocier un accord conclu en 2000 et, si une entente n’est pas possible, de soumettre la question au Conseil d’administration en 2011.

Le Conseil d’administration (composé de 28 représentants des gouvernements, 14 des employeurs et et 14 des travailleurs) est responsable de l’approbation de tout changement aux conditions de travail des fonctionnaires du BIT, a précisé la direction.



Sites favoris


141 sites référencés dans ce secteur