La lutte syndicale n’est pas un crime : Liberté pour les militants Kanaks !

mercredi 23 avril 2008
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L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien aux 23 militants de l’USTKE
condamnés le 21 avril 2008 à de la prison ferme, par le Tribunal de Nouméa (1 an dont 6
mois ferme pour Gérard Jodar, le président du syndicat. 22 autres syndicalistes condamnés
a des peines s’échelonnant de 1 mois à 1 an ferme).
En rendant un tel verdict pour la participation à une manifestation de soutien aux
employés de l’entreprise de transports CARSUD durement réprimée le 17 janvier 2008, la
justice coloniale inflige des peines jamais prononcées en métropole pour des faits similaires.
Si la répression de l’activité syndicale et des mouvements sociaux devient quasi
quotidienne sur tout le territoire (licenciement d’un camarade de Sud Autoroutes pour
« harcèlement syndical », conseils de discipline en série à France Telecom,..), la violence et la
lourdeur des condamnations infligées aux camarades de l’USTKE ne peuvent s’expliquer
que par la volonté de briser toute résistance sociale en Kanaky et de permettre aux
entreprises de faire le maximum de profits même au prix d’une exploitation sauvage des
travailleurs.
A la veille de la commémoration du 20e anniversaire du massacre de la grotte
d’Ouvéa, cette provocation risque d’agraver encore une situation sociale déjà très tendue en
Kanaky.
L’Union syndicale Solidaires exige l’abandon des charges contre les camarades de
l’USTKE et leur libération immédiate.
Elle s’inscrira dans toutes les initiatives de solidarité et de lutte pour la liberté du
peuple Kanak et de ses militant-e-s, notamment à l’occasion du 1er mai mais aussi le 7 mai à
15 heures sous la Grande Arche de la Défense à Paris à l’occasion de l’assemblée générale
des actionnaires de Veolia (dont CARSUD est une filiale).


Documents joints

Communiqué de Solidaires - USTKE
Communiqué de Solidaires - USTKE