UIMM - Et pour les conventions à l’origine du BACPRO 3 ans signées avec le ministère de l’Education Nationale, ça s’est passé comment ?...

mercredi 9 avril 2008
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Un ancien président de l’UIMM en garde à vue
[2008-04-09 12:46]

PARIS (Reuters) - Daniel Dewavrin, ancien président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM), a été placé en garde à vue mercredi à la brigade financière dans l’enquête sur les retraits en espèces des comptes de cette organisation patronale, apprend-on source judiciaire.

Il devrait être présenté d’ici vendredi au juge d’instruction Roger Le Loire en vue d’une mise en examen, ou d’un placement sous le statut de témoin assisté, suivant la mise à jour de charges précises.

Daniel Dewavrin a précédé de 1999 à 2006 à la tête de l’UIMM Denis Gautier-Sauvagnac, déjà mis en examen depuis le 15 janvier pour "abus de confiance, recel d’abus de confiance et travail dissimulé".

La procédure concerne des retraits en espèces non justifiés de 19 millions d’euros des comptes de l’organisation de 2000 à 2007. L’ex-bras droit de "DGS", Dominique de Calan et une comptable sont aussi mis en examen.

Dans la presse et dans de précédents interrogatoires comme témoin, Daniel Dewavrin a repris les termes de Denis Gautier-Sauvagnac, qui soutient que l’argent a servi à "fluidifier les relations sociales", ce qui semble sous-entendre un financement occulte de syndicats de salariés.

"DGS" a déjà expliqué à la justice que la pratique des retraits en espèces était très ancienne. Il a aussi indiqué à la police qu’il avait remis une fois 5.000 euros à Daniel Dewavrin en espèces, car ce dernier l’avait sollicité pour financer un week-end, en expliquant qu’il n’avait pas eu le temps de passer à sa banque.

L’affaire, relancée lorsque la presse a révélé que "DGS" s’était vu promettre une somme de 1,5 million d’euros lorsqu’il a été contraint de quitter son poste, a provoqué un vif affrontement entre les dirigeants de l’UIMM et la patronne du Medef Laurence Parisot.

Cette dernière a demandé sans succès que les membres du patronat de la métallurgie abandonne tous les mandats qu’ils détiennent dans des organismes paritaires.

La police n’a pas pu à ce jour vérifier la destination des fonds et aucune hypothèse n’est exclue par la justice, y compris celle du financement politique ou de la corruption ponctuelle d’élus.

L’UIMM estime qu’il n’y a pas de délit et elle reconnait avoir créé dans l’après-guerre une caisse "noire" baptisée Epim et destinée à l’origine à indemniser ses membres victimes de grèves, forte aujourd’hui de 600 millions d’euros.

Thierry Lévêque


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