TOUTES & TOUS ce samedi dans la rue, 10h30, devant la gare, pour les RETRAITES !

jeudi 27 mars 2008
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Un bilan désastreux

Les "réformes" ont débuté en 1993 avec les mesures Balladur contre les salariés du privé. Elle se
sont poursuivies par les accords de 1996 sur les retraites complémentaires, en 2003 contre les
fonctionnaires et en 2007 contre les salariés des régimes spéciaux. Toutes ces mesures ont un
point commun : faire baisser, le taux de remplacement, c’est-à-dire le niveau des pensions par
rapport aux salaires. Depuis 1994, pour les salariés du secteur privé, ces mesures entraînent, selon
le Conseil de l’emploi, des revenus et de la cohésion sociale (CERC), une baisse du pouvoir
d’achat de la retraite du régime général de 0,3 % par an et 0,6 % par an de la retraite
complémentaire, celui de la retraite des fonctionnaires baissant de 0,5 % par an. Ces baisses
devraient se poursuivre dans le futur et le décrochage par rapport aux salaires s’accentuer. Alors
que la pension moyenne représente aujourd’hui 72 % du salaire moyen, elle ne sera plus, selon le
Conseil d’orientation des retraites (COR) que de 65 % en 2020 et de 59 % en 2050. Ces mesures,
qui touchent tous les salariés, ont frappé en premier lieu les personnes aux carrières heurtées. Les
femmes, qui ont déjà des pensions en moyenne inférieures de 40% aux hommes, sont
particulièrement touchées par l’allongement de la durée de cotisation et par les effets très
pénalisants de la décote. A ce jour, seulement 39% des femmes retraitées ont pu valider 37,5 ans
contre 85 % des hommes. Sont touchés d’une manière générale les chômeurs, précaires, petits
boulots, temps partiels, et les jeunes générations qui débutent plus tard dans la vie active.

Programmation de la régression sociale

Le gouvernement ne compte pas s’arrêter en si bonne voie. Il prévoit d’augmenter encore la durée
de cotisation dès le premier semestre 2008. Celle-ci ne cesserait d’ailleurs jamais de croître
puisqu’il est prévu qu’un tiers des gains d’espérance de vie à 60 ans soit transformé en
allongement de la durée de cotisation. Le Medef a d’ailleurs annoncé la couleur puisqu’il veut
porter celle-ci à 45 ans. Il s’agirait d’une rupture historique. Pour la première fois, l’augmentation
de la durée de la vie ne profiterait pas aux salariés qui seraient obligé de travailler plus
longtemps.

Imposer des solutions alternatives

Contrairement à ce que le gouvernement et le Medef essaient de nous faire croire, il est possible
de financer nos retraites. Pour maintenir le niveau des pensions par rapport aux salaires, il
faudrait, selon le rapport de 2001 du COR, une augmentation de 15 point du taux de cotisation à
l’horizon 2040, soit 0,37 point par an. Il est difficile de croire qu’une telle augmentation des
cotisations patronales, qui pourrait être effectuée par une légère baisse des dividendes versés aux
actionnaires, pourrait mettre toute l’économie à terre. De plus, comme le note le rapport de
janvier 2007 du COR, qui s’appuie sur les dernières projections de l’INSEE, les perspectives
démographiques se sont notablement améliorées depuis les précédentes estimations. Les besoins
de financement en seront donc diminués d’autant. On le voit, le catastrophisme n’est pas de
rigueur. Il l’est d’autant moins que les profits des entreprises explosent et avec eux les dividendes
versés aux actionnaires.

Se mobiliser dans la durée !

Si nous voulons éviter la régression sociale et imposer des solutions alternatives, il faut
aujourd’hui obliger le gouvernement à revoir sa copie. Il faut créer les rapports de forces
nécessaires et faire preuve de la plus grande détermination. Le 29 mars auront lieu dans toute la
France des manifestations unitaires pour nos retraites. Ces manifestations doivent être un succès.
Mais il ne faudra pas en rester là. Elles doivent être le point de départ d’un processus de
mobilisation qui permette de faire reculer le gouvernement. Il est de la responsabilité des
organisations syndicales de le proposer aux salariés.


R D V - G A R E - C E N T R A L E - A V I G N O N

S A M E D I - 2 9 - M A R S - 2 0 0 8

1 0 H 3 0



Documents joints

L'appel de l'Union Solidaires
L'appel de l'Union Solidaires